L’habitude de consommer des boissons durant ramadan est bien passée dans les mœurs. Durant ce mois sacré, la tentation est grande et on ne recule pas pour déguster ces boissons. Parmi les plus prisées, il y a bien sûr les boissons gazeuses, dont le prix ne cesse d’augmenter depuis quelques années, atteignant actuellement les deux dinars la bouteille d’un litre et demi. Les boissons énergétiques tournent autour des trois dinars. Quant aux jus de fruits, ils commencent à près de deux dinars le litre, alors qu’ils ont souvent un goût chimique… Dans un secteur d’activité en pleine expansion, il n’est pas difficile de remarquer la multitude des marques de boissons qui se disputent les étals des magasins, à travers tout le territoire national. Ce boom de la consommation de boissons s’accompagne comme à l’accoutumée de pratiques illégales qui menacent la santé des consommateurs comme en témoigne la prolifération de maisons de production de limonades et de jus clandestins et de producteurs occasionnels qui apparaissent durant ce mois sacré qui vendent des produits anonymes à la sauvette ou sur les trottoirs. Les gens ne font généralement pas attention à la qualité des boissons, mais s’intéressent plutôt aux prix. Souvent, les boissons à bas prix et souvent exposées au soleil ne sont pas conformes aux normes d’hygiène ni aux normes des aliments qui les composent. « Les jus sont trop chers. je n’en achète que lorsque je reçois des invités. Ces jus ne sont pas toujours de bonne qualité et on risque de se faire arnaquer » nous dit Héla qui essaie de préparer sa citronnade à domicile. L’absence de contrôle systématique pose un sérieux problème de sécurité alimentaire. En effet, des centaines commercialisent des produits de qualité douteuse, révèle une source sûre. Les limonades et jus de mauvaise qualité représentent 15 à 20% du marché. Une autre pratique s’est généralisée : le non-respect des règles d’hygiène dans l’embouteillage des boissons. En effet nous explique Saida « les bouteilles ne sont pas lavées suivant les normes. Ce qui constitue un véritable danger sur la santé des consommateurs.Avec la flambée des prix du sucre, des fabricants véreux seront tentés encore une fois d’utiliser ces édulcorants comme substitut au sucre pour maintenir des prix bas. « J’ai même constaté la présence de plusieurs produits sans étiquetage sur le marché de la boisson » indique Sami qui appelle à un contrôle strict de ces vendeurs de boissons. Mais le principal accusé reste tout de même… le sucre !La plupart des boissons étudiées affichent plus de 100 grammes de sucre par litre. Un litre de citronnade ou de fraise peut en contenir jusqu’à 110 grammes, ce qui représente une vingtaine de morceaux de sucre. Une folie quand on sait que l’OMS recommande de ne pas consommer plus de 50 g de sucre par jour…Ceci montre l’importance de bien étudier les étiquettes alimentaires des produits que l’on achète et d’adopter une alimentation moins sucrée. Les sodas dits « sans sucre » ne sont pas exempts de dangerosité : ils entretiennent une addiction pour le goût sucré et renferment des édulcorants suspectés d’être nocifs pour la santé. L’occasion de rappeler qu’un verre d’eau demeure le meilleur choix pour étancher la soif.

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