lundi, mars 8, 2021

Economie mondiale : la pandémie de coronavirus empêche la prise de risque malgré les signes récents d’amélioration de la conjoncture économique

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Les principales Bourses européennes reculent lundi matin, les signes de résurgence de la pandémie de coronavirus dans plusieurs pays, à commencer par les Etats-Unis, continuant de décourager la prise de risque malgré les signes récents d’amélioration de la conjoncture économique.

À Paris, le CAC 40 perd 0,74% à 4.873,35 points vers 08h20 GMT. A Londres, le FTSE 100 cède 0,32% et à Francfort, le Dax recule de 0,22%.

L’indice EuroStoxx 50 est en baisse de 0,55%, le FTSEurofirst 300 de 0,31% et le Stoxx 600 de 0,48%.

L’indice MSCI mondial est quant à lui revenu à son plus bas niveau depuis deux semaines.

Le bilan mondial de la pandémie a franchi dimanche le seuil symbolique des 500.000 morts pour un peu plus de 10 millions de cas selon le décompte établi par Reuters, et les derniers chiffres nationaux confirment que le nombre de nouveaux cas d’infection évolue à des niveaux record dans plusieurs grands pays, dont les Etats-Unis, le Brésil et l’Inde.

Les autorités de Californie ont ordonné dimanche la fermeture des bars dans sept comtés, dont celui de Los Angeles, emboîtant ainsi le pas au Texas et à la Floride, deux autres des Etats les plus peuplés du pays.

En Australie, l’Etat de Victoria envisage de réimposer des mesures de distanciation sociale alors que le pays a fait état de sa plus forte hausse quotidienne du nombre de nouveaux cas de coronavirus en plus de deux mois.

“L’épidémie mondiale de Covid-19 se poursuit sans relâche, en passant d’une région à une autre”, résume Barclays dans une note. “L’Europe est le seul continent où le nombre de nouveaux cas ralentit.”

La semaine qui débute permettra aux investisseurs d’apprécier plus précisément l’impact de la levée progressive des mesures de confinement ces dernières semaines avec, entre autres, les résultats définitifs des enquêtes PMI dans le secteur industriel et l’ISM manufacturier mercredi et le rapport mensuel sur l’emploi aux Etats-Unis, qui sera exceptionnellement publié jeudi, les marchés américains restant fermés vendredi à la veille de la fête nationale américaine.

VALEURS
La plus forte baisse sectorielle en Europe affecte le compartiment de l’énergie, dont l’indice Stoxx cède 1,8% avec le recul des cours du pétrole et la faillite de la compagnie américaine Chesapeake.

A Paris, Danone lâche 3,78%, le repli le plus marqué du CAC 40. Plusieurs analystes ont revu leurs estimations à la baisse après l’assemblée générale des actionnaires vendredi, à l’occasion de laquelle le groupe a évoqué l’impact de la crise du coronavirus sur ses marges.

Le secteur de l’agroalimentaire dans son ensemble abandonne 1,06%.

A la hausse, Wirecard affiche un rebond spectaculaire de 143,56% après avoir annoncé qu’il poursuivrait ses activités malgré son dépôt de bilan. Le titre cède toutefois encore plus de 97% par rapport à son niveau de la fin avril.

Le spécialiste autrichien des capteurs AMS prend 5,81% après les informations selon lesquelles la Commission européenne s’apprête à donner son feu vert au rachat de l’allemand Osram.

EN ASIE
A la Bourse de Tokyo, l’indice Nikkei a terminé en baisse de 2,3%, au plus bas depuis le 15 juin, un repli emmené par les valeurs cycliques et les bancaires dans le sillage de Wall Street vendredi.

A Shanghai, le SSE Composite a cédé 0,61% et le CSI 300 des principales capitalisations de Chine continentale a abandonné 0,71%.

A WALL STREET
Les contrats à terme sur les principaux indices américains préfigurent pour l’instant une poursuite du repli des actions américaines mais ils ont réduit leurs pertes au fil des heures.

Vendredi, le Dow Jones a fini en baisse de 2,84% à 25.015,55 points, le S&P-500 a perdu 2,42% à 3.009,05 points et le Nasdaq Composite a reculé de 2,59% à 9.757,22 points.

Pour la première fois depuis 15 jours, le S&P a clôturé sous sa moyenne mobile à 200 jours, un support technique très surveillé en tant qu’indicateur de la tendance de long terme.

Les valeurs bancaires ont reculé après la décision de la Réserve fédérale de limiter les dividendes des grands établissements et de leur interdire les rachats d’actions au troisième trimestre. L’indice S&P du secteur financier a cédé 4,33%.

TAUX
Le rendement du Bund allemand à dix ans, référence pour l’ensemble de la zone euro, remonte à -0,469% mais reste proche du plus bas d’un mois touché vendredi à -0,484%.

Son équivalent américain reprend lui aussi autour d’un point de base à 0,6446% après être revenu en début de journée à 0,628%, son plus bas niveau depuis le 22 mai.

Le rendement des “gilts” britanniques est également orienté à la hausse après l’annonce par Londres d’une nouvelle augmentation de 50 milliards de livres sterling de son programme d’émissions pour la période avril-août, à 275 milliards, soit plus du double du montant levé sur l’ensemble de l’exercice budgétaire 2019-2020.

Le marché obligataire européen surveillera à 12h00 GMT la première estimation de l’inflation en Allemagne en juin.

CHANGES
Le dollar cède un peu de terrain face à un panier de devises de référence (-0,07%) mais conserve l’essentiel de ses gains des séances précédentes.

L’euro s’apprécie quant à lui de 0,28% face au billet vert à 1,1248. Les cambistes suivront en fin de journée la rencontre entre la chancelière allemande, Angela Merkel, et le président français, Emmanuel Macron, à Meseberg, en Allemagne.

PÉTROLE
Le marché pétrolier amplifie le repli entamé vendredi, l’évolution de la situation sanitaire, aux Etats-Unis principalement, faisant craindre un “reconfinement” qui pèserait sur la demande.

Le Brent abandonne 2,15% à 40,14 dollars le baril et le brut léger américain (West Texas Intermediate, WTI) cède 2,23% à 37,63 dollars.

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