Les Bourses européennes ont terminé dans le rouge, les craintes sur la pandémie prédominent

Les Bourses européennes ont terminé en baisse jeudi, de nouveau affectées par les craintes sur la pandémie de COVID-19, tandis qu’à Wall Street, les indices tentent un rebond à la mi-séance au lendemain d’une clôture dans le rouge liée à la détection du premier cas du variant Omicron aux Etats-Unis.

À Paris, le CAC 40 a fini en repli de 1,25% à 6.795,75 points. Le Footsie britannique a cédé 0,55% et le Dax allemand 1,35%.

L’indice EuroStoxx 50 a reflué de 1,7%, le FTSEurofirst 300 de 1,07% et le Stoxx 600 de 1,15%.

Dans un contexte d’incertitudes quant à la dangerosité du variant Omicron et ses éventuelles répercussions sur l’économie, alors même que l’Europe fait déjà face à une cinquième vague de l’épidémie de COVID-19, les marchés d’actions évoluent en dents de scie depuis la fin de la semaine dernière.

« Tant que l’histoire du variant Omicron restera une inconnue, nous allons rester dans ce schéma de hausse un jour et de baisse le lendemain et nous ne retesterons pas en Europe les pics de novembre », commente David Madden, analyste marchés chez Equiti Capital.

En Europe, l’indice de la volatilité, également appelé indice de la peur, a bondi de 17,11% à 30,46 points, après s’être rapproché en séance de son pic de l’année enregistré le 30 novembre à 33,07 points. Son équivalent américain reflue de 9% après avoir touché la veille un sommet depuis février.

VALEURS EN EUROPE
Le compartiment technologique (-3,84%) en Europe a accusé la plus forte baisse sectorielle, en réaction à une information selon laquelle Apple a averti ses fournisseurs du ralentissement de la demande pour sa gamme d’iPhone 13.

Infineon Technologies, AMS, STMicroelectronics et ASML ont reculé dans la foulée respectivement de 4,36%, 4,95%, 6,70% et 5,06%.

Le secteur du luxe a également souffert avec un repli respectivement de 3,08% et 2,05% pour Hermès et Richemont malgré leur entrée dans l’indice Euro Stoxx 50 à la place de Vodafone (-0,9%) et Universal Music Group (-2,64%).

A Paris, Safran a reflué de 0,95% malgré la présentation par le groupe d’un objectif de croissance de plus de 10% de son chiffre d’affaires d’ici 2025. Eurazeo a gagné 2,8% après l’annonce du rachat de 0,4% de son capital à Tikehau (-0,6%).

Plus forte hausse du Stoxx 600, Vifor a bondi de 20,95% en réaction à des informations de presse sur des discussions en cours avec le groupe australien de biotechnologies CSL pour l’acquisition du laboratoire suisse.

A WALL STREET
Au moment de la clôture en Europe, le Dow Jones avance de 1,71% et le Standard & Poor’s 500 de 1,14%, soutenus notamment par le compartiment du transport aérien (+6,10%) et celui de l’hôtellerie et de la restauration (+3,22). Le Nasdaq gagne 0,32%.

Les marchés américains tentent un rebond alors que l’annonce mercredi du premier cas de variant Omicron aux Etats-Unis a précipité le S&P-500 et le Nasdaq en dessous de leur moyenne mobile à 50 jours et le Dow Jones sous sa moyenne à 200 jours, une première depuis juillet 2020.

Aux valeurs, Boeing bondit de 5,55% après la publication par l’autorité chinoise de l’aviation de nouvelles directives de navigation qui ouvrent la voie à une possible levée de l’interdiction de vol en Chine du 737 MAX, un avion impliqué dans deux accidents meurtriers en 2018 et 2019.

Apple recule en revanche de 1,9%, entraînant dans son sillage ses fournisseurs comme Qualcomm (-0,9%), Skyworks (-0,8%) ou encore Broadcom (-0,7%).

LES INDICATEURS DU JOUR
Seul indicateur du jour, les inscriptions au chômage ont augmenté aux Etats-Unis la semaine dernière, à 222.000 contre 194.000 la semaine précédente. [ZON004LZ0]

CHANGES
Sur le marché des changes, l’indice qui mesure les variations du billet vert contre d’autres devises est quasiment stable.

L’euro est lui aussi pratiquement à l’équilibre, à 1,1319 dollar.

TAUX
Le rendement des emprunts d’Etat aux Etats-Unis est pratiquement inchangé, les incertitudes sur le variant Omicron contrebalançant les spéculations sur un resserrement monétaire plus rapide au regard des dernières déclarations de Jerome Powell, le président de la Réserve fédérale américaine.

Le taux à dix ans des Treasuries s’affiche à 1,4392%.

Les rendements obligataires en Europe évoluent à contre-courant de la tendance aux Etats-Unis. Le taux du dix ans allemand a cédé 4,3 points de base à -0,373%, tandis que son équivalent français s’est contracté de 4,1 points à 0,012%.

PÉTROLE
Le marché pétrolier, en baisse dans l’après-midi après la décision de l’Opep et de ses alliés d’opter pour le statu quo concernant le rythme de la hausse de leur production, a effacé ses pertes à la clôture des Bourses en Europe.

Il est désormais soutenu par l’annonce de la Maison blanche selon laquelle elle n’envisage par pour le moment de revoir son projet d’un déblocage des réserves stratégiques de brut.

Le Brent prend 1,10% à 69,65 dollars et le brut léger américain (West Texas Intermediate, WTI) 1,43% à 66,54 dollars le baril.

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