Les Bourses européennes ont terminé en nette hausse, l’appétit pour le risque se confirme

Les Bourses européennes ont terminé en forte hausse mardi et Wall Street évoluait également dans le vert à mi-séance dans un contexte d’accentuation de l’appétit pour le risque lié à des informations jugées rassurantes sur le variant Omicron du coronavirus et à des données encourageantes sur la conjoncture économique mondiale.

À Paris, le CAC 40 a fini sur un gain de 2,91% à 7.065,39 points. Le Footsie britannique a pris 1,49% et le Dax allemand 2,82%.

L’indice EuroStoxx 50 a avancé de 3,36%, le FTSEurofirst 300 de 2,43% et le Stoxx 600 de 2,45%.

Le reflux de l’aversion au risque, entamé lundi, est alimenté par les dernières déclarations des responsables sud-africains et américains sur le variant Omicron du coronavirus. Le docteur Anthony Fauci, spécialiste des maladies infectieuses, a dit estimer que ce variant ne présentait pas pour le moment une gravité particulière.

Aux nouvelles rassurantes sur le plan sanitaire s’ajoutent des données macroéconomiques favorables, comme la production industrielle en Allemagne qui a augmenté de 2,8% en octobre, un nombre plus de trois fois supérieur au consensus.

Le moral des investisseurs outre-Rhin s’est en outre moins dégradé que prévu ces dernières semaines malgré la cinquième vague de COVID-19, avec un indice ZEW ressorti à 29,9 contre un consensus à 25,1.

Le regain d’appétit sur les marchés se traduit également au niveau de la volatilité, « l’indice de la peur » de l’EuroStoxx 50 ayant fini en repli de 17,2%, à 24,87 points contre 33,1 au plus haut mardi dernier. Son équivalent américain reflue de 18,5% à 22,15 points après avoir touché la semaine dernière un pic de 10 mois.

VALEURS EN EUROPE
En Europe, tous les principaux secteur du Stoxx 600 ont terminé dans le vert, avec notamment une forte progression des nouvelles technologies (+5,5%) et des matières premières (+4,6%), et dans une moindre mesure de l’industrie, de l’énergie et de la finance.

Les secteurs défensifs comme l’immobilier (+0,67%), les « utilities » (+0,97%) et les boissons et l’alimentation (+0,99%) ont enregistré les plus faibles gains.

Le compartiment des ressources de base a été soutenu par l’annonce en Chine de la baisse du ratio de réserves des banques, ce qui devrait doper le crédit. Le secteur technologique a lui profité de la perspective d’une poursuite à court terme de la politique accommodante des banques centrales au regard de l’évolution de la pandémie et des incertitudes liées au variant Omicron.

« Il y a un soulagement sur le fait que même si la politique budgétaire mondiale est sur le point de se resserrer au cours des six prochains mois, ce ne sera pas le cas le mois prochain », a commenté Danni Hewson, analyste financier chez AJ Bell.

Les fabricants de semi-conducteurs ont également bénéficié de l’annonce par Intel de son intention d’introduire en Bourse sa filiale Mobileye d’ici la mi-2022. ASML a pris 8,3%, Infineon 6,2% et STMicroelectronics 5,6%.

En dehors de ces secteurs, British American Tobacco a gagné un peu plus de 1% à la faveur de la confirmation de ses prévisions annuelles, tandis que Stellantis, en hausse de 3,5%, a dit viser 20 milliards d’euros de chiffre d’affaires supplémentaires grâce aux logiciels d’ici 2030.

A WALL STREET
Au moment de la clôture en Europe, le Dow Jones avançait de 1,5%, le Standard & Poor’s 500 de 2,1% et le Nasdaq de 3%, les indices étant soutenus principalement par le compartiment technologique en hausse de 3,4%.

Intel bondit de 4,3%, entraînant dans son sillage les fondeurs Advanced Micro Devices, Micron Technology et Nvidia qui avancent de 3,2% à 5,8%.

Les poids lourds du numérique comme Amazon (+3,2%), Alphabet (+3%), Apple (+3,4%) et Microsoft (+2,8%) sont également dans le vert, tandis que les valeurs du transport aérien (+0,78%) et de l’énergie (+2,77%) soutiennent elles aussi la tendance positive.

CHANGES
Sur le marché des changes, l’indice dollar, qui mesure les fluctuations du billet vert face à un panier de devises internationales, avance de 0,12%.

L’euro recule en revanche de 0,33% à 1,1249 dollar, toujours pénalisé par les anticipations d’une remontée plus rapide des taux d’intérêt de la Réserve fédérale américaine que ceux de la Banque centrale européenne.

Parmi les cryptomonnaies, le bitcoin poursuit sa remontée à 51.463 dollars, grâce à l’appétit pour le risque, après avoir chuté de 22% en séance samedi dernier.

TAUX
Le rendement des bons du Trésor américain grignotte 1,4 point de base à 1,4478% malgré le retour vers les actifs risqués.

Son équivalent allemand, qui était tombé lundi au plus bas depuis trois mois, a repris 1,3 point à -0,373%.

Le rendement du dix ans français a fini quasiment stable à -0,023%.

PÉTROLE
Le marché pétrolier est soutenu par l’apaisement des craintes sur le variant Omicron et l’interruption des négociations sur le programme nucléaire de l’Iran. Les pourparlers entre Téhéran et les puissances occidentales pourraient cependant reprendre jeudi.

Le Brent gagne 3,74% à 75,81 dollars le baril et le brut léger américain (West Texas Intermediate, WTI) 4,36% à 72,55 dollars.

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