mardi, janvier 26, 2021

Etats-Unis : Donald Trump a-t-il de la chance ?

■ Elu il y a un an 45e président des Etats-Unis, Donald Trump peut se targuer d’une conjoncture économique flatteuse… ■ … à laquelle il est relativement étranger

Dans la même catégorie

Wall Street: La Bourse de New York en baisse avec la pandémie, Intel et IBM

La Bourse de New York a ouvert en baisse vendredi, les inquiétudes face à l'épidémie due au coronavirus et...

Wall Street: La Bourse de New York continue d’enchaîner les records

La Bourse de New York a ouvert sur des records jeudi avant de céder un peu de terrain, les...

La Banque du Canada attend une amélioration après un premier trimestre difficile

L'arrivée des vaccins contre le COVID-19 et les soutiens monétaires et budgétaires permettent d'espérer une amélioration de la conjoncture...

Banque Mondiale: La pandémie responsable de la hausse de l’extrême pauvreté

Actualisation des estimations de l’impact de la pandémie du Covid-19 sur la pauvreté : retour sur 2020 et perspectives...

Total: acquisition de 20% du capital du groupe indien Adani

Total a annoncé lundi l'acquisition auprès du groupe indien Adani d'une participation minoritaire de 20% dans Adani Green Energy...

Un an qu’il est là, et tout va mieux. Qu’on en juge. A partir du mois de novembre 2016, qui marque l’élection du 45e président des Etats-Unis, Donald J. Trump, la conjoncture américaine s’est retournée. L’indice phare du climat des affaires calculé par l’Institute for supply management (ISM) a bondi, retrouvant, à près de 60 points, des sommets historiques. Le rythme de croissance du PIB a accéléré et, avec lui, celui des créations d’emplois. Le chômage, dans son acception étroite ou large, a poursuivi son recul, tombant sous la barre des 4,5% de la population active. Plutôt hésitante en 2016, la Bourse a repris des couleurs, jusqu’à établir chaque jour de nouveaux records.

Certains y voient un applaudissement aux promesses de baisses d’impôts et de relance de l’investissement de M. Trump. Rien ne s’est pourtant vraiment concrétisé, tandis que le programme économique du nouveau locataire de la Maison Blanche comporte aussi un volet protectionniste potentiellement dépressif. A l’arrivée, on ne saurait trop dire si ses difficultés de mise en œuvre ont nui ou profité à la conjoncture.

Les ressorts de l’embellie sont ailleurs, par exemple en Chine. En y relançant dès le printemps 2016 la machine économique, son président Xi Jinping a beaucoup fait pour stabiliser le commerce mondial (la Chine en assure à elle seule 15%). Les banques centrales européenne et britannique ont aussi joué un rôle, elles qui, l’an passé, ont significativement augmenté leurs apports en liquidités. Le rebond des cours mondiaux du pétrole a enfin pu aider les producteurs américains, les activités de forage ayant repris aux Etats-Unis bien avant l’élection de M. Trump. Lorsque celle-ci est intervenue, le climat économique était déjà plus favorable, les échanges mondiaux redémarraient (c.f. graphique). Une chance paradoxale pour le promoteur de l’« America First »

Jean-Luc Proutat

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici

Articles récents

Huawei discute d’une cession de ses marques de smartphones P et Mate

Huawei Technologies discute d'une vente de ses marques premium de smartphones P et Mate, ont déclaré à Reuters deux...

Dans la même catégorie