Le gouvernement britannique propose une approche holistique du développement des infrastructures en Afrique

A l’occasion de la Mining Indaba au Cap, lors d’une table ronde organisée par le UK Department of International Trade (DIT), le gouvernement britannique et les entreprises du secteur privé du Royaume-Uni proposent une approche holistique du développement des infrastructures en Afrique.

Le DIT a présenté aux délégations africaines le Africa Infrastructure Board, une initiative qui rassemble et fait du Royaume-Uni le partenaire idéal pour développer le secteur minier et trouver une solution holistique qui profitera à toute la communauté associée au projet.

Le Haut-Commissaire du Royaume-Uni en Afrique du Sud, Nigel Casey, a déclaré que le Royaume-Uni intensifierait encore plus ses efforts en Afrique. Les projets miniers sont bien plus que de simples activités minières, a-t-il dit, et ils ne réussissent qu’avec de bonnes infrastructures. Sans nommer personne, il a précisé que le Royaume-Uni était conscient qu’il y avait beaucoup de concurrence lorsqu’il s’agit d’offrir des solutions globales aux partenaires africains. « Nous avons donc ressenti le besoin de renforcer et d’améliorer tous ensemble notre offre globale », a-t-il ajouté, « et de créer l’Africa Infrastructure Board,, un nouveau partenariat qui rassemble tous les acteurs du Royaume-Uni, que ce soit le gouvernement via le DFID ou le UK Export Finance, l’un de nos secrets les mieux gardés, ou encore la très influente Commonwealth Development Corporation (CDC) ainsi que de grandes entreprises du secteur privé, opérant tous en un seul endroit pour offrir des solutions clés en mains.

Oliver Andrews, directeur des investissements à l’ Africa Finance Corporation (AFC), un des panélistes de la table ronde, a noté comment le DFID, l’organisme de développement du gouvernement britannique a contribué à la création du modèle de financement des projets d’infrastructures. Il a également rappelé l’importance financière de la City de Londres, d’autant plus que la plupart des contrats sont généralement régis par la loi britannique. Enfin, il a souligné que la place de Londres rassemble les meilleurs experts juridiques, financiers et techniques.

Craig Sillars,de DIT, a présenté des projets dans le secteur minier qui sont structurées de manière à développer véritablement les infrastructures et à servir de catalyseur pour développer d’autres secteurs au service des communautés.. Le DIT, par exemple, travaille avec un investisseur britannique en Angola pour réexploiter une ancienne mine de minerai de fer. Au près de la mine, on va construire une fonderie, ce qui ajoutera de la valeur aux ressources naturelles du pays. Ce qui impliquera aussi l’extension d’un chemin de fer et d’un port… « Il y aura aussi une centrale électrique de 600MW « , a-t-il précisé, « et 25 000 terres agricoles produiront de la biomasse pour alimenter la fonderie. »

Il a ajouté que le Royaume-Uni envisageait de s’associer à la Chine pour l’exploitation de la mine de Simandou en Guinée, pour les aider à développer une solution holistique pour développer les infrastructures locales qui profitent largement à la communauté . «L’approche que nous adoptons, a-t-il dit , est de produire des plans directeurs qui profitent aux communautés pour les 60 prochaines années, ce que nous faisons en Angola. Quand le projet minier sera réalisé, les infrastructures continueront à profiter à toute la région. « 

Francis Gatare, PDG de l’Office des mines, du pétrole et du gaz du Rwanda, a déclaré que la coopération entre le Royaume-Uni et le Rwanda est encore surtout au niveau gouvernemental, mais que le secteur privé prend une part de plus en plus importante. Il a été rappelé que Londres continuerait à être une plaque tournante majeure pour les investisseurs dans les mines et les infrastructures. La City de Londres restera toujours la capitale financière internationale grâce à l’expertise juridique et technique et les services qu’elle offre. Le regain d’intérêt du Royaume-Uni pour l’Afrique constitue un développement positif tant pour la Grande Bretagne que le continent africain.

La table ronde s’est déroulée en marge de Mining Indaba, le plus grand rassemblement minier au monde organisé au Cap chaque février.