Orange: La baisse des cofinancements sur la fibre pèse sur les résultats du T3

Orange a fait état mardi d’une baisse de son chiffre d’affaires et de son indicateur clé de rentabilité au troisième trimestre, la baisse des cofinancements reçus des autres opérateurs sur le réseau fibre ayant éclipsé une bonne performance commerciale sur la période.

Le chiffre d’affaires de l’opérateur télécoms ressort à 10,508 milliards d’euros, en baisse de 0,4% à base comparable, tandis que l’Ebitdaal recule de 0,7%, à 3,55 milliards d’euros.

Pour le déploiement de son réseau fibre, Orange peut s’associer avec d’autres opérateurs pour mutualiser les investissements. Il reçoit donc des cofinancements qui avaient été particulièrement importants au troisième trimestre de 2020.

Sans l’impact de la baisse des cofinancements, le chiffre d’affaires d’Orange aurait progressé de 1,3% grâce à la hausse des services de détail et l’Ebitdaal de 4,5%, à la faveur de la dynamique commerciale et de la baisse des coûts.

En France, le chiffre d’affaires de l’opérateur télécoms a reculé de 4,1% au troisième trimestre en raison de l’effet cofinancements et du ralentissement des ventes d’équipements qui avaient bondi au deuxième trimestre avec la réouverture des boutiques.

En Espagne, où Orange est en difficulté face à une concurrence accrue, le chiffre d’affaires a reculé de 4,4%.

Le groupe avait dû passer en juillet une dépréciation de 3,7 milliards d’euros liée à l’écart d’acquisition des activités en Espagne.

« Si le marché reste très fragmenté et impacté par la crise sanitaire, la tendance sur le chiffre d’affaires des services de détail s’améliore trimestre après trimestre », a commenté dans un communiqué le PDG Stéphane Richard, à propos des performances en Espagne.

« Les résultats sont donc encourageants, et s’il reste beaucoup à faire, nous sommes entièrement mobilisés dans l’exécution de notre stratégie de redressement », a-t-il ajouté.

Orange a confirmé ses objectifs financiers pour 2021, qui prévoient notamment un Ebitdaal « stable négatif » et un cash-flow organique des activités télécoms supérieur à 2,2 milliards d’euros.

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