Pétrole: Hausse de la production de l’Opep en juin avec la demande

La production de pétrole de l’Opep a augmenté en juin en raison de l’allègement des mesures d’encadrement de son offre à la suite d’un accord avec ses alliés et de la hausse des exportations de l’Iran, montre mercredi une enquête de Reuters.

L’Organisation des 13 pays exportateurs de pétrole a extrait 26,24 millions de barils par jour (bpj) en juin, soit 740.000 bpj de plus qu’en mai, selon l’enquête. Depuis juin 2020, la production a augmenté tous les mois, à l’exception de février.

L’Opep+, qui réunit le cartel et d’autres pays producteurs dont la Russie, ont convenu d’assouplir les restrictions de l’offre en juin et juillet face à la reprise de la demande mondiale.

Une nouvelle réunion est prévue jeudi et, selon des analystes, l’Opep+ devrait débattre d’une nouvelle augmentation de la production pour le mois d’août.

« Les observateurs du marché pensent que l’organisation ne procédera pas à un allègement d’ampleur. Une augmentation moins importante qu’anticipée devrait permettre au marché de continuer à réduire ses stocks », a déclaré Stephen Brennock, du courtier spécialisé dans le pétrole PVM.

Deux sources ont indiqué à Reuters que le groupe pourrait discuter d’une éventuelle prolongation de l’accord actuel d’approvisionnement au-delà d’avril 2022.

L’accord de l’Opep+ a autorisé 277.000 bpj supplémentaires de mai à juin tandis que l’Arabie saoudite s’était engagée à remettre sur le marché 350.000 bpj de plus.

Le groupe a légèrement dépassé la hausse mensuelle attendue, montre les résultats de l’enquête.

La plus importante augmentation revient à l’Arabie saoudite qui a exporté 500.000 bpj supplémentaires en juin. L’Iran, exempté des restrictions de l’Opep, a également augmenté sa production tandis que celle de l’Irak, deuxième producteur de l’Opep, est restée stable d’un mois sur l’autre.

Depuis avril, l’Iran et les puissances mondiales sont en discussions sur la relance de l’accord de Vienne encadrant les activités nucléaires iraniennes, qui permettrait à Téhéran d’accroître davantage sa production.

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