Qatar : Les sanctions accroissent la vulnérabilité du pays

A leur niveau actuel, les conséquences des sanctions imposées à l’encontre du Qatar sont soutenables : des voies commerciales alternatives sont utilisées et les deux forces principales du Qatar – les exportations de GNL et le fonds souverain (+ de 200% du PIB) – restent préservées.

Mais ces tensions s’inscrivent dans un contexte en dégradation, la stagnation de la production d’hydrocarbures et la baisse des prix du pétrole ayant significativement entamé la croissance économique (3,9% en moyenne depuis 2012 contre 16% entre 2007 et 2010).

Par ailleurs, pour mettre en oeuvre 200 mds d’USD (annoncés) d’investissements en infrastructures dans le cadre du plan Vision 2030 et de la Coupe du Monde 2022, l’émirat a eu recours à l’endettement extérieur estimé à environ 80% du PIB (hors banques) en 2016. Parallèlement, la position extérieure nette du secteur bancaire est négative à hauteur de presque 30% du PIB contre 3,9% en 2014. La capacité du Qatar à maintenir son accès au financement extérieur est donc cruciale ; une extension des sanctions vers le secteur financier affecterait significativement les perspectives économiques. Le recours au fonds souverain est possible mais contraint :
certains actifs sont faiblement liquides et une forte proportion est constituée d’actifs domestiques.

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