Norvège : Statoil, Shell et Total signent un partenariat en vue d’un projet de stockage de CO2

Statoil, Shell et Total signent aujourd’hui un accord de partenariat pour développer un projet de stockage du CO2 sur le plateau continental norvégien. Le projet s’inscrit dans le cadre des initiatives prises par les autorités norvégiennes pour développer à l’échelle industrielle le captage-stockage de C02 (CCS) en Norvège. En juin dernier, Gassnova a attribué à Statoil le contrat portant sur la première phase du projet. Aujourd’hui, Norske Shell et Total E&P Norge rejoignent, en tant que partenaires à parts égales, le projet opéré par Statoil et auquel chaque entreprise contribuera avec ses ressources humaines, son expertise et ses moyens financiers.

La première phase de ce projet de stockage de CO2 vise une capacité d’environ 1,5 million de tonnes par an. Le projet sera conçu pour accueillir des volumes supplémentaires de CO2 dans l’optique de stimuler le développement de nouveaux projets industriels de captage de CO2 en Norvège et en Europe, mais aussi ailleurs dans le monde. Ainsi, le projet sera potentiellement le premier site de stockage au monde à recevoir du CO2 de sources industrielles de plusieurs pays.

« Statoil est convaincu que sans capter et stocker le CO2, on ne peut espérer atteindre l’objectif pour le climat défini par l’Accord de Paris. Il est indispensable de déployer massivement des projets de CCS et, pour accélérer leur développement, la collaboration et le partage de connaissances sont essentiels. Nous sommes heureux d’avoir Shell et Total comme partenaires : leur expérience et leurs capacités vont renforcer ce projet, déclare Irene Rummelhoff, vice-présidente exécutive de Statoil chargée des nouvelles solutions énergétiques. Ce solide partenariat nous donne les moyens de mener à bien ce projet unique en son genre. »

Les trois sociétés partagent la même vision sur la nécessité de développer une infrastructure de stockage du CO2.

« Pour Shell, le CCS est une technologie porteuse de transformation, qui pourrait réduire sensiblement les émissions des secteurs industriels qui continueront d’avoir recours aux hydrocarbures dans les décennies à venir. Shell est habitué à collaborer avec les pouvoirs publics et d’autres experts pour soutenir le développement du CCS et son déploiement à large échelle, et nous sommes heureux d’allier nos forces à celles de nos partenaires », déclare Monika Hausenblas, vice-présidente exécutive de Shell chargée de l’environnement et de la sécurité.

« Total a la volonté d’intégrer le défi climatique à sa stratégie. La contribution du Groupe à ce premier projet commercial de stockage de CO2 s’inscrit pleinement dans sa feuille de route bas carbone et dans son ambition de devenir un leader mondial des technologie CCUS, déclare Philippe Sauquet, directeur général Gas, Renewables & Power et directeur général Strategy-Innovation de Total. L’objectif de ce premier projet intégré de capture et stockage à l’échelle industrielle, soutenu par l’État norvégien, est de développer un modèle viable, commercial et reproductible en vue de mener d’autres projets d’envergure dans le monde. »

Ce projet prévoit le stockage du CO2 capté sur des sites industriels situés à l’Est de la Norvège. Le CO2 sera transporté à partir des points de captage par navire jusqu’à un terminal de réception sur la côte ouest de la Norvège. Le CO2 sera ensuite déchargé et transféré dans stockages intermédiaires, avant d’être acheminé par pipeline jusqu’aux puits d’injection sous-marins situés à l’Est du gisement Troll en Mer du Nord norvégienne. Trois sites sont susceptibles d’accueillir le terminal de réception ; le choix définitif sera arrêté avant la fin de l’année.

Le projet, soutenu par Gassnova et par d’autres acteurs étatiques, a pour objectif de favoriser l’indispensable développement du CCS, afin que la Norvège et l’Union européenne puissent atteindre leurs objectifs de lutte à long terme contre le changement climatique. Cette collaboration servira de socle à un nouveau partenariat pour les phases de construction et d’exploitation.