La onzième soirée de cette 51ème édition du Festival International de Carthage était un moment historique, un moment de pure magie qui restera dans les anales du festival des décennies durant avec l’Orchestre de Pau Pays de Béarn, quatrième dans le classement des plus prestigieux orchestres au monde, accompagné par la violoniste de renommée mondiale Satenik Khourdoian et la cantatrice tunisienne Alia Sallami.

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Cette soirée d’exception organisée par les soins du festival international de Carthage avec la collaboration de l’Institut français de Tunisie, a drainé parmi les mélomanes présents des personnalités politiques de premier rang Mr l’ambassadeur de France François Gouyette, le ministre tunisien des Technologies de l’Information et de la Communication Noomen Fehri, Mr Ahmed Néjib Chebbi et surtout le maire de Pau Mr François Bayrou venu à l’occasion accompagner l’orchestre de sa ville et exprimer par ce geste fort, son entière solidarité avec la Tunisie et l’importance de la résistance artistique dans toute lute contre les esprits tous venus profiter de la soirée.

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L’Orchestre de Pau Pays de Béarn composé de 80 musiciens, tous plus talentueux les uns que les autres, est monté sur scène à 22h tapante pour émerveiller et enchanter le public grâce aux Noces de Figaro de Mozart et au Concerto pour violon Opus 35 de Tchaïkovski.Par la suite, le chef de l’orchestre Fayçal Karoui a invité le public à un voyage au pays des mille et une nuits pendant lesquelles Shéhérazade a su conquérir le cœur du Sultan grâce à sa ruse et à ses contes d’un autre monde. Et ce fut un beau choix avec Shéhérazade de Rimski-Korsakov, ce poème symphonique en quatre 4 tableaux :La mer et le vaisseau de Simbad, Le récit du prince Kalender, Le jeune prince et la jeune princesse, Fête à Bagdad – La Mer – Le Vaisseau se brise sur un rocher surmonté d’un guerrier d’airain. Quatre tableaux auxquels leur sont associés avec habilité, des lectures et des chants, inspirés des Mille et une nuits interprétés par la voix de notre cantatrice nationale Alia Sallami. Ces lectures faites en arabe pour s’adapter au mieux à la scène carthaginoise ont permis de créer une atmosphère unique en son genre qui a transcendé les différences entre les musiciens, la cantatrice et le public présent.Si Shéhérazade a usé de sa ruse, l’Orchestre s’est, quant à lui, reposé sur la magie de la musique et l’excellence de l’interprétation et la beauté de l’exécution pour gagner le respect et l’admiration du public totamment hypnotisé.

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