Point chaud : la Tunisie veut être rassurée

Tous les sujets d’actualité sans exception intéressent les tunisiens avides de nouvelles, et ce, surtout avec la liberté d’expression qui doit être un acquis irréversible et avec l’éclosion impressionnante des réseaux sociaux. Par exemple dans la visite d’État du chef de l’État en Suisse, ce qui intéresse le plus les tunisiens c’est l’accord entre les deux pays qui va permettre d’accélérer le processus de restitution des fonds gelés, car cela fait cinq ans et il est temps de clore ce dossier, d’autant plus que toute entrée d’argent est la bienvenue en cette période difficile où l’économie peine à redémarrer. Et c’est pourquoi on accorde par ailleurs une grande importance à la visite qu’effectue actuellement une délégation du FMI à Tunis pour un nouveau programme.

On parle de plus en plus de cette probable intervention militaire étrangère en Libye, une intervention qui fait beaucoup de bruit avec ces bruits de bottes qui se font entendre longtemps à l’avance. Ce sujet inquiétant traîne en longueur et, tout le monde sur le qui vive, attend certainement l’entrée en fonction de ce nouveau gouvernement, une entrée qui tarde à venir à cause de la complexité de la situation.

La Tunisie, concernée au plus haut degré, veut des assurances des pays occidentaux qui vont ‘engager dans cette nouvelle aventure pour que ces frappes n’aggravent pas la situation en Libye et que ces frappes dont on ignore encore la forme ne doivent viser que l’ennemi. Le problème c’est qu’il y a plusieurs pays qui interfèrent dans le conflit inter libyen et comme l’a dit le chef de l’État en Suisse, chaque pays ne sert que son agenda.

Telle est, d’ailleurs, la tendance générale qui semble guider les positions de ces pays qui alimentent les guerres et les conflits. C’est dans ce contexte que l’adjoint de John Kerry effectue une visite dans les pays du Maghreb et que le chef du gouvernement a reçu les ambassadeurs de sept pays occidentaux. Ces représentants du G7 ont réaffirmé le soutien de leurs pays aux efforts de la Tunisie dans ses efforts concernant le rétablissement de la sécurité, une bonne initiative surtout si on élargissait le cercle. La Tunisie est concernée non seulement par l’aspect sécuritaire mais aussi par le côté humanitaire puisque cette intervention va provoquer un afflux massif de réfugiés libyens. Telle est la nouvelle réalité à laquelle il faut s’adapter même si le pays a d’autres problèmes urgents et vitaux à régler et qu’il ne faut pas laisser traîner, car le cumul exacerbe les divergences et creuse davantage le fossé entre les gouvernants et les gouvernés dont les rapports ne sont pas au beau fixe et nécessitent une plus grande confiance.

Par : Kamel Cherif

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