Bourses européennes: Les actions à la hausse avec la baisse des rendements obligataires

Les Bourses européennes ont fini en hausse mardi et Wall Street affiche un net rebond, en particulier le Nasdaq, alors que les perspectives de l’économie mondiale s’améliorent et que les rendements obligataires refluent.

À Paris, le CAC 40 a gagné 0,37% à 5 924,97 points, au plus haut depuis février 2020. Le Dax allemand a gagné 0,4%, à un niveau historique en clôture, et le Footsie britannique a pris 0,17%.

L’indice EuroStoxx 50 a avancé de 0,61%, le FTSEurofirst 300 de 0,79% et le Stoxx 600 a pris 0,76%, à son plus haut depuis le 24 février 2020.

Au moment de la clôture européenne, les principaux indices de Wall Street étaient en hausse: le Dow Jones gagnait 0,84%, le S&P 500 1,79% et le Nasdaq Composite 3,42%.

L’indice, à forte coloration technologique, avait perdu 2,4% lundi.

Ce rebond s’explique entre autres par le mouvement de détente des rendements obligataires perceptible en particulier sur les marchés américains alors que les craintes d’une accélération de l’inflation, suscitées par la perspective du redémarrage de l’économie, ont fait grimper les rendements des emprunts d’Etat ces dernières semaines.

Les espoirs dans la reprise de l’économie mondiale ont été confirmés par l’OCDE, qui a relevé ses prévisions de croissance pour 2021 et 2022 en s’appuyant sur la vaccination contre le COVID-19 et le prochain plan de relance aux Etats-Unis, qui pourrait être adopté mercredi par la Chambre des représentants.

VALEURS

L’indice Stoxx des ressources de base (-1,81%) a souffert des restrictions anti-pollution dans la principale ville sidérurgique de Chine tandis que les secteurs des banques (-1,12%) et de l’automobile (-0,8%) ont été victimes de prises de bénéfices après avoir gagné plus de 3,5% lundi.

A Paris, Société générale (-2,37%) a fini dernier du CAC 40. Michelin a reculé de 1,37% dans le sillage de Continental, qui a chuté de 8% à Francfort après la publication de prévisions annuelles jugées décevantes.

Le groupe allemand accuse l’une des plus fortes basses du Stoxx 600.

A WALL STREET

L’accalmie obligataire apporte un soutien important aux valeurs technologiques américaines, sous pression lors des dernières séances et dont les valorisations dépendent en partie d’un environnement de taux bas.

Parmi les plus fortes hausses du S&P-500 et du Nasdaq, Microsoft, Apple, Amazon, Facebook et Tesla prennaient entre 2,33% et 13,68% après de fortes pertes ces dernières jours, la hausse des rendements obligataires ayant soulevé des inquiétudes quant à leurs valorisations élevées.

TAUX

Les rendements des bons du Trésor américain à long terme reculent fortement mardi, le dix ans revenant à 1,554% après le pic de près d’un an atteint vendredi à 1,625%.

« Les progrès réalisés sur la relance budgétaire américaine ont peut-être contribué à maintenir l’appétit pour le risque mais la stabilisation des rendements à long terme américains est aussi utile et freine un peu la performance du dollar », a déclaré Shaun Osborne, responsable de la stratégie changes chez Scotiabank. En Europe, le rendement du Bund allemand à dix ans a baissé de trois points de base à -0,346% et les rendements des emprunts d’Etat français ont reculé aussi, à -0,0595% pour le dix ans.

CHANGES

Le dollar baisse de 0,29% face à un panier de devises de référence, s’éloignant du pic de plus de trois mois touché en début de journée, un repli alimenté entre autres par celui des rendements des Treasuries.

L’euro revient ainsi à 1,1885 dollar.

LES INDICATEURS DU JOUR

L’économie de la zone euro s’est contractée de 0,7%, contre 0,6% pour l’estimation précédente, au cours des trois derniers mois de 2020 avec la chute de la consommation des ménages provoquée par les restrictions sanitaires.

« Les données du quatrième trimestre sont déjà assez anciennes mais elles pourraient servir à rappeler que la zone euro sera à la traîne en matière de croissance en 2021 », a déclaré Antoine Bouvet chez ING.

PÉTROLE

Les cours du pétrole repartent à la baisse sur des prises de profit: le brut léger américain (West Texas Intermediate, WTI) perdant 1,2% à 64,27 dollars le baril et le Brent 0,67% sous 68 dollars.

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