Le renforcement de l’axe économique entre Tunis et Casablanca franchit une nouvelle étape. Ce jeudi, la Chambre de Commerce et d’Industrie de Tunis (CCIT) a accueilli une délégation de haut niveau de la Chambre de Commerce, d’Industrie et des Services (CCIS) de Casablanca-Settat. Cette rencontre, portée par les présidents Moncef Ben Jemaâ (Tunis) et Hassane Berkani (Maroc), vise à transformer les intentions diplomatiques en opportunités d’affaires concrètes.
Des secteurs clés intégrés aux chaînes de valeur mondiales
Lors des échanges, Moncef Ben Jemaâ a mis en exergue l’attractivité du site Tunisie, en ciblant particulièrement les filières déjà matures sur le marché international. La priorité est donnée aux secteurs à forte valeur ajoutée :
- Industrie automobile : Notamment la fabrication de faisceaux électriques, où la Tunisie occupe une position de leader régional.
- Agroalimentaire d’excellence : L’exportation de l’huile d’olive et des dattes, piliers historiques de l’économie tunisienne.
Le président de la CCIT a réaffirmé le rôle de la Chambre comme plateforme d’intermédiation, facilitant la mise en relation entre investisseurs et partenaires locaux pour fluidifier le parcours business.
Combler le déficit d’échanges entre voisins
Malgré une proximité géographique et culturelle, le flux commercial entre les deux nations reste, selon Hassane Berkani, « suffisamment inexploité ». Le président de la CCIS de Casablanca a dressé un état des lieux lucide, appelant à une relance proactive.
Le Maroc et la Tunisie présentent des complémentarités sectorielles évidentes. L’enjeu n’est plus seulement d’exporter, mais de bâtir des chaînes de production communes dans l’industrie manufacturière et les services technologiques. Cette approche de co-investissement permettrait aux deux pays de peser davantage face aux blocs économiques européens et asiatiques.
Un repositionnement orienté « Résultats »
Cette visite ne se veut pas un simple protocole. Elle s’inscrit dans une dynamique de repositionnement stratégique. L’objectif est clair : activer des leviers de croissance immédiats par le biais de partenariats « business-to-business ».
En se concentrant sur les services à valeur ajoutée et l’agro-industrie, Tunis et Casablanca espèrent stimuler durablement les flux d’affaires et offrir un nouveau souffle à l’intégration économique maghrébine.



