La chambre de commerce et d’industrie du Cap Bon a organisé,mardi 8 septembre, un workshop « Rendez-vous points pays »destiné à explorer de nouveaux marchés (la Côte d’Ivoire et les Emirats Arabes Unis). Moez Hassen directeur de la chambre a fait remarquer que la Côte d’Ivoire et les Emirats Arabes Unis ont beaucoup de potentiel et de capacités. Pour les optimiser, il faut rechercher des gisements de complémentarité. « Nous avons aussi une expertise industrielle et médicale que nous pouvons mettre la disposition de la Côte d’Ivoire. Il y a beaucoup de produits que la Côte d’Ivoire peut importer de la Tunisie. Ce qui nous intéresse, ce n’est pas de considérer la Côte d’Ivoire comme un marché commercial mais plutôt de devenir un de ses partenaires. Cet atelier offre une plate-forme à plusieurs parties prenantes pour débattre, discuter et adopter des stratégies concrètes pour le développement de ces deux marchés.

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Nous sommes donc tous décideurs, entrepreneurs et artisans d’une coopération interafricaine pluridisciplinaire . L’Afrique est l’avenir de la planète. C’est donc ,notre point fort. Faisons en sorte pour le capitaliser à la faveur d’une coopération franche, efficace et fructueuse à tous les niveaux et à plus d’un titre » Khayrallah Tlatli, un homme d’affaire de Nabeul, a signalé que la Côte d’Ivoire ou les Emirats intéressent tout le monde.La croissance à deux chiffres de certains pays d’Afrique laisse rêveur nombre d’entrepreneurs. Il faut pour cela que les chefs d’entreprises changent leur regard sur un continent trop souvent perçu comme instable, peu fiable, trop risqué. L’Afrique est un espace de croissance. Il ne peut pas se développer seul. Nous devrons tous nous mobiliser pour que ce développement soit partagé, soutenu et durable »Mohamed Ali Kacem, conseiller en exportation qui a présenté les deux études sur les marché ivoirien et émirati a ajouté que la chambre veut présenter à ses adhérents une nouvelle approche d’exportation en ciblant ces nouveaux marchés porteurs notamment dans le bâtiment et l’agroalimentaire. « Les entreprises devraient s’organiser. Nous travaillons déjà pour les aider à s’intégrer dans ces marchés.

La chambre de commerce et d’industrie du Cap Bon

Nous sommes confiants qu’il y a quelques difficultés liées aux coûts de transport, mais nous sommes dans une dynamique de partenariat avec tous les acteurs du marché et nous essayons de mettre en place des mécanismes de réponse aux besoins des entreprises et, dans le court terme, une vraie stratégie pour les aider non seulement à vendre sur les marché africain ou émirati mais à investir aussi dans ces marchés. Les entreprises tunisiennes exportatrices doivent toutefois évaluer les risques inhérents à tout projet d’implantation, notamment en Afrique . Parmi ces risques figurent le transport, le cadre législatif et réglementaire du pays, l’environnement général des affaires et la capacité de recouvrement des créances » a-t-il encore précisé.
Kamel Bouaouina

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