jeudi, mars 4, 2021

BNA : Le résultat net part du groupe devrait quasiment stagner à la fin de l’exercice 2020 à 228 MDt

Dans la même catégorie

Chris Geiregat: La Tunisie a besoin d’une nouvelle direction économique, différente de celle de la décennie passée

« La Tunisie a besoin d’une nouvelle direction économique, une direction qui est différente de celle de la décennie...

TIA – APIA : Pour un meilleur accompagnement des investisseurs

M. Baligh Ben Soltane, président de l’Instance tunisienne de l’investissement ou Tunisia Invest Autority (TIA), et Mme Inji Dokki...

Nomination de Belgacem Tayaa au poste d’administrateur délégué de Tunisair

Le conseil d'administration de Tunisair a nommé Belgacem Tayaa au poste d'administrateur délégué de la compagnie aérienne nationale, selon...

Le Musée de la Monnaie de la Banque Centrale de Tunisie passe à l’ère digitale avec le soutien de l’Ambassade de Suisse

Le Musée de la Monnaie de la Banque Centrale de Tunisie fera peau neuve dans le cadre d’un projet...

Sadok Mzabi acquiert 226 290 actions ARTES

Dans le cadre de l'application de l'article 14 du règlement du Conseil du Marché Financier relatif à la lutte...

Première banque du secteur public, la BNA a affiché en 2019 des réalisations conformes aux promesses de son dernier appel au marché. Le vaste plan de transformation lancé en 2015 va bon train et continue à porter ses fruits au niveau des indicateurs de la banque publique: une dynamique commerciale qui ne s’en dément pas et des niveaux de rentabilité soutenus, malgré l’accalmie au niveau du programme de cession d’actifs et la charge comptable exceptionnelle relative à la régularisation des dotations de l’Etat en 2019. La solide croissance bénéficiaire et la recapitalisation réussie l’année dernière ont significativement renforcé l’assise financière de la banque. La BNA jouit aujourd’hui de niveaux de solvabilité presque inégalés sur le marché, qui équivalent quasiment au double des minima réglementaires. La BNA a puisé sa croissance essentiellement dans la marge d’intérêt (+22% à 406MDt) et dans les commissions (+15% à 123MDt). Le ralentissement des autres revenus (+9% à 125MDt) comparativement à l’année 2018 (+16% en 2018) explique notamment le relâchement de la croissance du PNB observé en 2019 (+25% en 2018).

Interpellé sur les impacts de la crise du COVID19 et de la migration vers les normes IFRS à partir de l’exercice 2021 sur les performances de la banque, l’équipe de direction s’est montrée confiante. Elle estime que les niveaux de solvabilité et de fonds propres actuellement atteints par la BNA (des fonds propres consolidés de 1,6 milliards de dinars fin 2019) lui permettront de faire face à ces deux défis et d’en absorber les surcoûts. Coté chiffres, la BNA devrait enregistrer en 2020 un important ralentissement de la croissance du PNB avec une progression du PNB de 4% à 683MDt. Le résultat net part du groupe devrait quasiment stagner à 228MDt. En 2021: une progression du PNB de 4% à 711MDt. Le résultat net part du groupe devrait être pénalisé par la hausse du coût du risque (+30% par rapport à 2019 à 170MDt) et par l’augmentation des charges opératoires. Il devrait régresser, selon nos estimations, de 14% à 195MDt. Sur le plan stratégique, le management compte poursuivre son plan de restructuration impliquant des efforts d’investissement conséquents dans les moyens matériels et humains. Les investissements concerneront essentiellement l’extension du réseau (5 ouvertures par an), le relooking des anciennes agences (une enveloppe de 74MDt) et la mise en place d’un niveau ERP Global Banking sur une période de cinq ans (pour un coût global de 52MDt).

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici

Articles récents

Bourses européennes: Des indicateurs US décevants freinent la hausse des actions

Les Bourses européennes ont terminé en ordre dispersé mercredi et loin de leurs plus hauts du jour tandis que...

A lire également