Moody’s maintient la pression sur le secteur bancaire tunisien
L’agence Moody’s a confirmé les notations des dépôts à long terme de quatre banques tunisiennes à Caa1, avec des perspectives stables. Cette décision concerne la Société Tunisienne de Banque (STB), Amen Bank, la Banque Internationale Arabe de Tunisie (BIAT) et la Banque de Tunisie (BT).
Cette confirmation intervient dans un contexte économique encore contraint, marqué par des tensions sur les finances publiques et un accès limité aux financements internationaux.
Des notations de risque de contrepartie également confirmées
Dans son communiqué publié le 27 janvier, Moody’s précise également avoir maintenu les notations des risques de contrepartie à long terme (CRR) pour ces établissements. Ces indicateurs évaluent la capacité des banques à honorer leurs engagements financiers vis-à-vis de leurs partenaires.
Les évaluations détaillées des risques de contrepartie (CR Assessment) révèlent toutefois des disparités entre les établissements :
- La STB et Amen Bank affichent des notations de Caa1 et Caa1 (cr)
- La BIAT et la BT se distinguent avec des niveaux plus élevés, à B3 et B3 (cr)
Lecture : une stabilité fragile dans un environnement risqué
La note Caa1, dans l’échelle de Moody’s, indique un niveau de risque de crédit élevé, avec une vulnérabilité significative aux conditions économiques. Toutefois, l’attribution de perspectives stables suggère que l’agence n’anticipe pas de dégradation à court terme.
Cette stabilité relative s’explique notamment par la capacité des banques à maintenir leurs activités dans un environnement domestique contraint, tout en bénéficiant d’un soutien implicite de l’État tunisien.
Un secteur bancaire sous surveillance
Le maintien de ces notations reflète les défis structurels auxquels fait face le secteur bancaire tunisien : pression sur la liquidité, exposition à la dette souveraine et ralentissement économique.
Pour les investisseurs et les partenaires financiers, ces évaluations constituent un indicateur clé du niveau de risque associé aux institutions bancaires du pays. Elles influencent directement le coût de financement et la confiance des marchés.
