L’INS – Investissements industriels au 1er semestre 2021 : Incertitude, attentisme et pessimisme

L’INS a publié les résultats de son enquête semestrielle auprès des chefs d’entreprises privées sur les investissements industriels. En dépit de la légère amélioration observée au cours du dernier semestre de l’année 2020, les perspectives sont loin d’être prometteuses pour ce début d’année qui commence sur une note très négative. Les industriels prévoient une baisse des investissements au cours du 1er semestre de l’année courante.

Par secteur d’activité, les chefs d’entreprises interrogés s’attendent à un repli des investissements dans le secteur de l’agriculture et de l’agroalimentaire mais aussi dans le secteur des industries chimiques contre une reprise des investissements dans le secteur du bâtiment, de la céramique et du verre et le secteur des industries mécaniques et électroniques.

Il faut dire que la guerre froide qui se poursuit entre la Kasbah et Carthage n’a fait qu’envenimer le climat des affaires et sceller l’incertitude voire l’attentisme qui gagne l’environnement des affaires. Tout le monde appelle au dialogue pour sauver le pays du gouffre. Pour l’UTICA, la crise politique actuelle a causé beaucoup de dégâts au pays tant à l’échelle interne qu’externe, a augmenté le pessimisme des Tunisiens et leurs inquiétudes quant à l’avenir, et a aggravé l’incertitude des acteurs économiques et des partenaires étrangers de la Tunisie.

L’attractivité du site tunisien poursuit sa chute libre mettant en péril les investissements déjà existants et menaçant l’emploi de milliers de personnes dans le secteur industriel. Même les bailleurs de fonds étrangers semblent jeter l’éponge et lâcher leur ancien élève prodige.

L’organisation patronale a appelé récemment à faire valoir le dialogue pour résoudre la crise politique que traverse le pays, afin d’éviter le pire et de préserver l’expérience démocratique tunisienne. Elle appelle tout le monde à assumer ses responsabilités avant qu’il ne soit trop tard.

A leur tour les économistes et les acteurs économiques poussent un cri de détresse, appelant les partis politiques et les deux têtes du pouvoir exécutif à la sagesse pour mettre fin aux querelles et sauver la baraque. Des cris toujours sans appels et nos gouvernants font toujours la sourde oreille face à une économie agonisante.

YGA

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