Un taux triplé à compter du 1er novembre 2026
La Banque Centrale de Tunisie (BCT) durcit les règles de constitution des réserves obligatoires. À compter du 1er novembre 2026, le taux applicable passera de 1 % à 3 %, selon la circulaire n° 2026-11.
Concrètement, le taux est multiplié par trois. Pour les établissements de crédit, c’est une part nettement plus importante des ressources collectées qui devra être immobilisée auprès de l’institut d’émission.
Comptes à vue et sommes dues à la clientèle concernés
Le relèvement porte sur les comptes à vue et sur les sommes dues à la clientèle, c’est-à-dire sur les ressources les plus courantes des banques.
Les réserves obligatoires désignent la fraction des ressources collectées que les banques doivent déposer auprès de la banque centrale. Plus le taux est élevé, moins les fonds restent disponibles pour être prêtés ou placés par les établissements.
Un coût de portage supplémentaire pour les banques
Les banques tunisiennes devront absorber ce coût de portage supplémentaire. Ce surcoût s’ajoute aux charges d’exploitation des établissements.
Crédit et marges : le quatrième trimestre en ligne de mire
Selon l’analyse qui accompagne cette annonce, ce surcoût devrait inévitablement se traduire par un resserrement des conditions d’octroi de crédit. Il devrait aussi accentuer la pression sur les marges d’intermédiation au quatrième trimestre 2026.
Pour les entreprises et les ménages, l’enjeu sera de mesurer, dès les prochaines semaines, la manière dont les établissements répercuteront cette hausse sur leurs conditions de financement.
