La Place de Tunis s’apprête à connaître une première : l’introduction en Bourse (IPO) de sociétés d’investissement issues du secteur sportif. Un texte législatif, attendu avant la fin de l’année 2026, ouvre la voie à cette innovation financière.
Un texte porté par la Commission des finances et du budget
C’est la Commission des finances et du budget du Parlement qui porte ce projet de loi. Son objectif : permettre aux associations sportives de créer des sociétés anonymes dont les titres pourront être cotés en Bourse.
Jusqu’ici structurées en associations, les entités sportives pourraient ainsi accéder au marché financier, selon un cadre légal clairement défini.
Un noyau dur minimal de 35 % du capital
Le texte pose toutefois une condition stricte : ces sociétés devront conserver un noyau dur minimal de 35 % du capital.
Ce seuil répond à une logique de garde-fou. Il vise à maintenir un socle stable dans l’actionnariat, même lorsque la société s’ouvre à de nouveaux investisseurs via la cotation.
Une avancée pour le sport comme pour la finance
Au-delà du sport, la mesure s’inscrit dans l’évolution de la Place de Tunis. Elle ouvre aux sociétés sportives une voie de financement jusque-là absente et propose aux investisseurs une nouvelle catégorie d’émetteurs.
Pour les acteurs du secteur comme pour ceux de la finance, ce projet de loi représente une évolution majeure, à suivre de près dans les prochains mois.
Les modalités restent à préciser
À ce stade, les conditions détaillées de cotation, le calendrier d’application et la répartition du capital au-delà du noyau dur n’ont pas été précisés. Le sort final du texte dépendra de son examen et de son adoption par le Parlement.
