Une étape de plus pour l’hydrogène vert entre l’Afrique du Nord et l’Europe. Hier à Alger, l’Algérie, la Tunisie, l’Italie, l’Autriche et l’Allemagne ont franchi un nouveau cap dans leur coopération autour du SoutH2 Corridor, un projet destiné à créer une véritable passerelle énergétique entre les deux rives de la Méditerranée.

Un corridor pensé de l’Algérie jusqu’en Allemagne
L’objectif est de développer la production d’hydrogène vert en Algérie et de contribuer à son acheminement vers l’Europe. Le tracé passe par la Tunisie, l’Italie et l’Autriche avant d’atteindre l’Allemagne.
Le projet n’est pas nouveau : il a déjà fait l’objet d’une déclaration commune d’intentions politiques signée à Rome en janvier 2025. Il repose sur un réseau de transport d’environ 3 300 kilomètres reliant l’Afrique du Nord à l’Allemagne.
Cinq pays, une même chaîne de valeur
La force de cette initiative tient à la complémentarité des pays impliqués, réunis sur une même chaîne de valeur :
- L’Algérie apporte un potentiel considérable en énergies renouvelables et une position stratégique en Méditerranée.
- La Tunisie fait office de véritable point de connexion entre l’Afrique du Nord et l’Europe.
- L’Italie se trouve au cœur de la connexion énergétique méditerranéenne.
- L’Autriche constitue une étape stratégique du corridor vers l’Europe centrale.
- L’Allemagne représente un marché industriel majeur pour l’hydrogène renouvelable.
La Déclaration ministérielle d’Alger
Au-delà des infrastructures, c’est une coopération industrielle, énergétique et euro-méditerranéenne qui se construit. La signature de la Déclaration ministérielle d’Alger marque une nouvelle étape, avec la volonté de renforcer le dialogue entre les cinq pays.
Il s’agit d’un partenariat stratégique pour produire, acheminer et valoriser l’hydrogène vert entre l’Afrique du Nord et l’Europe, au service d’une énergie propre et durable, d’une coopération industrielle et énergétique, du soutien à l’innovation et à la décarbonation, et d’une dynamique euro-méditerranéenne et africaine.
Les signataires entendent aussi soutenir la création d’un secrétariat dédié au corridor, avec l’appui de l’ONUDI, l’Organisation des Nations unies pour le développement industriel.
L’hydrogène vert, enjeu de coopération
L’hydrogène vert devient progressivement bien plus qu’une ambition technologique : un enjeu de coopération entre territoires, industriels et acteurs de l’énergie. Dans cette dynamique, l’Algérie occupe une place centrale.
Le SoutH2 Corridor illustre ce que l’Europe et l’Afrique du Nord peuvent bâtir ensemble lorsqu’elles mettent en commun leurs ressources, leurs infrastructures, leurs technologies et leurs expertises. L’avenir énergétique se construit aussi à travers des partenariats, et à Alger, une nouvelle pierre vient d’être posée.
