La connectivité, un vrai critère d’achat automobile ? À voir l’attention portée par les constructeurs au sujet, on imagine que oui. Et particulièrement sur le segment des familiales premium… celui des BMW Série 3, Mercedes Classe C et Audi A4 qui célèbre sa cinquième génération. Pour l’occasion, le constructeur aux anneaux lui a concocté une impressionnante liste d’options, grâce à laquelle le client peut faire de sa voiture le prolongement de son smartphone. S’assurer une connexion à Internet, écouter les stations de radio numériques, regarder la télévision, ou garantir aux passagers un réseau Wi-Fi tient du jeu d’enfant. Moyen de transport dans lequel certains passent plusieurs heures chaque jour, l’automobile se doit, désormais, d’être connectée, tout le temps et où qu’elle soit. Et ça, la nouvelle A4 le fait mieux qu’aucune autre de ses rivales. Il y est même possible de recharger son smartphone par induction, sous l’accoudoir central avant, et de le relier à la console centrale, pour que l’écran de l’ordinateur de bord affiche vos applications préférées.

Connectée à Internet, la nouvelle Audi l’est assurément. À la route, c’est moins évident… la faute à la monte pneumatique (Pirelli Cinturato P7 17 pouces), qui équipe les versions TDI ultra. Choisies pour leur contribution à la réduction de la consommation, ces gommes déçoivent. Leur adhérence n’est pas digne d’une berline de ce niveau de gamme.

Conséquence : le comportement routier de cette A4 est pataud et la motricité souvent prise en défaut, malgré la présence d’une nouvelle plate-forme plus légère (110 kg de moins que la précédente), baptisée MLB evo. On se console avec le remarquable niveau de confort, servi par une suspension pilotée (1 190 €) réglable et une insonorisation en tous points remarquables. Au quotidien, l’allemande séduit également par ses faibles consommations. Moteur volontaire, performant et discret, le 2.0 TDI ultra 190 ch ne rejette que 102 g/km de CO2 sur le cycle d’homologation. Tout en conservant un gabarit similaire à celui de sa devancière (+ 2,5 cm), l’A4 “5” offre un brin d’espace en plus aux places arrière, au niveau des jambes et de la garde au toit. L’ergonomie et la présentation ne méritent que des éloges, voire davantage, même si l’on regrette que l’écran central ne soit pas tactile. Le conducteur peut bénéficier d’un affichage tête-haute (1 190 €) et du Virtual Cockpit (300 €), le fameux écran paramétrable remplaçant les compteurs et affichant la carte du GPS. S’il faut piocher dans les options pour s’offrir le nec plus ultra du moment en matière d’équipement, la dotation, dite de base, s’enrichit quand même d’un avertisseur de sortie. Ce système, actif à l’arrêt, en stationnement par exemple, détecte les voitures, motos ou vélos en approche puis alerte les occupants pour les inciter à ne pas ouvrir leur portière. L’A4 propose aussi l’assistant de manœuvre avec remorque. Découvert sur la Volkswagen Passat, il permet de diriger l’attelage en marche arrière, sans intervention humaine sur le volant, vers la direction réglée au préalable. Ce qui vous laisse le temps de naviguer sur auto-moto.com pendant que votre van se gare tout seul. On n’arrête pas le progrès !

ON AIME :

– sobriété et performances du TDI ultra
– Habitabilité et présentation
– Équipements high-tech

ON AIME MOINS:

– Pneumatiques indignes
– Tarifs en hausse
– Équipements nouveaux en option

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