Les principales Bourses européennes sous le feu des résultats après la Fed

Hormis le Dax, les principales Bourses européennes évoluent en hausse jeudi après une multitude de résultats trimestriels et les annonces sans surprise de la Réserve fédérale, qui maintient une approche accommodante.

À Paris, l’indice CAC 40 gagne 0,57% à 6.343,14 points, au plus haut depuis novembre 2000, vers 08h20 GMT. À Francfort, le Dax recule de 0,15%, pénalisé par le repli du segment automobile, et à Londres, le FTSE s’octroie 0,67%.

L’indice EuroStoxx 50 de la zone euro monte de 0,3%, le FTSEurofirst 300 de 0,63% et le Stoxx 600 de 0,5%.

A l’issue de sa réunion de politique monétaire, la Fed, qui prend acte des progrès de la reprise, a annoncé mercredi qu’il était trop tôt pour commencer à débattre d’une éventuelle inflexion de sa stratégie, son président Jerome Powell expliquant que la banque centrale avait besoin de davantage d’éléments pour prouver une amélioration durable de la situation économique.

« Pour l’instant, l’inflation reste relativement bien ancrée et il n’y a pas de raison pour la Fed de changer. Elle a toutefois enlevé le terme « considérable » pour qualifier les risques pesant sur la croissance. Il s’agit d’une évolution graduelle du signal donné par la Fed concernant l’évolution de sa politique, autrement dit de sa ‘forward guidance' », a déclaré à Reuters Gero Jung, chef économiste de Mirabaud Asset Management.

Jerome Powell s’est exprimé quelques heures avant que le président américain Joe Biden prononce pour la première fois un discours lors d’une session conjointe du Congrès, au cours duquel lequel il a dévoilé un plan de 1.800 milliards de dollars en faveur des familles et de l’éducation.

Les indicateurs à l’agenda pourraient peser sur la tendance, à commencer par l’évolution du produit intérieur brut aux Etats-Unis américain au premier trimestre (12h30 GMT).

Le marché suivra également la première estimation de l’inflation en zone euro pour le mois d’avril (12h00 GMT).

VALEURS
En Bourse, le secteur automobile affiche la plus forte baisse du jour (-1,41%) alors que le constructeur américain Ford a prévenu mercredi que la pénurie mondiale de puces pourrait réduire sa production de moitié au deuxième trimestre.

A l’inverse, le compartiment des télécoms gagne 1,3% après les résultats supérieurs aux attentes de Nokia qui bondit de 12,76%.

A Paris, après avoir perdu jusqu’à 5% en séance, STMicroelectronics reprend 3,73% et signe la plus forte hausse du CAC 40 après ses résultats.

Capgemini le talonne au classement (+2,31%) après avoir renoué avec la croissance organique de son chiffre d’affaires au premier trimestre tandis qu’Airbus s’adjuge 2,34% après avoir fait état d’un bond de son résultat opérationnel ajusté au premier trimestre, tiré par la hausse des livraisons d’avions commerciaux.

Total prend 1,55% après avoir dégagé des résultats en hausse, comparables à ceux d’avant le début de la crise sanitaire.

Le groupe d’immobilier commercial Unibail-Rodamco-Westfield recule de 0,8%, le marché sanctionnant la chute de son chiffre d’affaires au premier trimestre et l’absence de prévisions annuelles.

Unilever gagne 2,45%, le groupe ayant annoncé des ventes trimestrielles supérieures aux attentes, aidées par une forte reprise économique en Chine, mais BASF cède 1,47% malgré le relèvement de son objectif de bénéfice pour l’ensemble de l’année.

A WALL STREET
Les contrats à terme signalent pour l’instant une ouverture des indices de la Bourse de New York en hausse de 0,4% à 1% mais la tendance pourrait évoluer après la publication des chiffres du PIB au premier trimestre (12h30 GMT).

Wall Street a fini en baisse mercredi après les annonces de la Fed. Le S&P-500 a atteint un plus haut lorsque le président de la banque centrale a déclaré que « l’heure n’est pas encore venue » de discuter d’une réduction des mesures de soutien. [.NFR]

L’indice Dow Jones a cédé 0,48% à 33.820,38 points. Le S&P-500 a perdu 0,08% à 4.183,18 points. Le Nasdaq Composite a reculé de 0,28% à 14.051,03 points.

Alphabet a pris 3% et fini à un plus haut historique après la publication d’un bénéfice record pour un deuxième trimestre consécutif et l’annonce d’un programme de rachat d’actions de 50 milliards de dollars.

Microsoft a cédé 2,8% du fait de la déception des investisseurs qui espéraient un chiffre d’affaires supérieur et Boeing a perdu 2,9% après l’annonce de pertes plus lourdes qu’attendu au premier trimestre.

Dans les échanges après la clôture, Apple prenait 3%, le géant américain ayant annoncé des ventes et un bénéfice nettement supérieurs aux attentes, un programme de rachat d’actions de 90 milliards de dollars et une augmentation de 7% du dividende.

Facebook grimpait de 6,5% après avoir fait état d’un chiffre d’affaires et d’un bénéfice trimestriels au-dessus des attentes, porté par la hausse des achats publicitaires.

EN ASIE
Les places boursières en Chine sont orientées dans le vert, soutenues par les résultats d’entreprises du secteur financier. L’indice CSI 300 des grandes capitalisations avance de 0,19% et l’indice composite de de 0,16%.

La Bourse de Tokyo est fermée en raison d’un jour férié.

TAUX
Après s’être orienté à la baisse mercredi dans la foulée des annonces de la Fed, le rendement des Treasuries à dix ans reprend trois points de base, à 1,6521%.

Son équivalent allemand monte de 1,5 point, autour de -0,22%.

CHANGES
Le dollar est inchangé face à un panier de devises de référence après être tombé plus tôt en séance à un plus bas de deux mois, le maintien d’une politique très accommodante de la part de la Fed desservant le billet vert.

« Le risque est que la Fed soit très prudente et retarde les premières étapes de la normalisation de sa politique. Des taux d’intérêt bas dans un contexte d’amélioration de l’économie américaine et mondiale est une recette pour que le dollar continue de baisser », a déclaré Joseph Capurso, responsable de l’économie internationale chez Commonwealth Bank of Australia.

L’euro dans le même temps est également stable et autour de 1,212.

PÉTROLE
Le pétrole est en hausse, l’optimisme sur la croissance de la demande de brut l’emportant sur les inquiétudes concernant l’impact de l’augmentation des cas de COVID-19 en Inde, au Japon et au Brésil.

Le baril de Brent gagne 0,73% à 67,76 dollars et le brut léger américain prend 0,66% à 64,28 dollars.

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