Une directive qui couvre toute la chaîne
La note ne cible pas un seul maillon. Elle vise la récolte, la trituration, le stockage et l’exportation. Ainsi, la BCT envoie un message clair aux banques : le financement doit suivre chaque étape, du verger jusqu’au marché.
Trois catégories d’acteurs sont concernées. Les agriculteurs engagent les frais de la récolte. Les huileries assurent la trituration des olives. Enfin, les exportateurs portent l’huile tunisienne sur les marchés étrangers. L’objectif est donc de renforcer les financements de toute la filière.
Pourquoi le financement compte dès l’ouverture de la campagne
La campagne oléicole s’ouvre traditionnellement à l’automne. C’est alors que les besoins de trésorerie sont les plus forts. Il faut payer la main-d’œuvre de cueillette, assurer le transport et faire tourner les huileries. Ensuite, l’huile doit être stockée avant sa commercialisation.
En intervenant à la mi-octobre, la banque centrale agit tôt. Elle veut que ces besoins soient couverts à temps.
L’huile d’olive pèse dans l’agriculture tunisienne et dans les exportations du pays. Par conséquent, un accès fluide au crédit conditionne la réussite de la saison.
Ce que cela change pour les professionnels
Pour les agriculteurs, les huileries et les exportateurs, cette note est un signal d’appui. Le régulateur invite les banques à examiner avec attention les demandes liées à la campagne 2026-2027. Cet examen vaut pour chaque étape de la filière.
Toutefois, chaque établissement fixera ses modalités pratiques. Les professionnels ont donc intérêt à contacter leur banque dès maintenant. Ils pourront ainsi préparer leurs besoins, de la récolte jusqu’à l’exportation.
Un soutien à suivre au fil de la saison
En appelant les banques à se mobiliser, la BCT confirme son attention à une filière emblématique. Reste à voir comment les établissements répondront. Les prochaines semaines diront si les financements arrivent réellement aux agriculteurs, aux huileries et aux exportateurs.
