vendredi, février 26, 2021

L’économie tunisienne : Chute de 11.9% de la croissance au 1er semestre 2020

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L’économie tunisienne a enregistré une chute brutale de 21.6% du PIB (produit intérieur brut) au cours du deuxième trimestre 2020. C’est ce qui ressort du bulletin mensuel de l’INS publié samedi.Un chiffre qui alimente le doute, enflamme la toile et suscite l’anxiété, notamment quant aux horizons devenus sombres de l’économie nationale. Une économie qui risque la faillite. Situation attisée par la propagation alarmante du coronavirus et surtout par le « Covid politique » qui atteint inexorablement les partis au pouvoir. Avec une contraction de 11.9% de la croissance sur les six premiers mois de cette année fatidique et une révision à la baisse à -2.2 de la croissance au premier trimestre, la Tunisie glisse dangereusement vers la récession, jamais connue depuis l’indépendance et dont les retombées seront désastreuses sur l’emploi, la paix sociale et sur le processus démocratique en soi.

Guère surprenant, la morosité économique a touché tous les secteurs d’activité, dont, essentiellement le secteur des services marchands avec une chute de 30.4% sur fond de confinement général décrété durant les deux mois d’avril et mai.

Commentant les résultats des comptes nationaux trimestriels et de l’enquête- emploi relatifs au deuxième trimestre, Adnen Lassoued, directeur général de l’INS, a affirmé dans un communiqué rendu public que : « L’économie tunisienne a enregistré sa plus forte contraction depuis que les comptes trimestriels sont élaborés par l’INS. Cette baisse inédite du PIB, de 21.6% en rythme annuel, a touché quasiment tous les secteurs d’activité en dehors de l’agriculture. Entamé fin mars, le confinement qui s’est étalé sur plusieurs phases, tout au long du deuxième trimestre, a eu un impact beaucoup plus marqué qu’au premier, lui-même touché par la crise du Covid-19 et dont la croissance a été révisée à la baisse à -2.2% (contre -1.7% en première estimation).et d’ajouter : « Prises dans leur ensemble, les industries manufacturières ont vu leur valeur ajoutée se contracter de 27% ; mais ce sont surtout les industries exportatrices qui ont le plus souffert, avec des baisses de 42% pour l’industrie textile et 35.9% pour les industries mécaniques et électriques. Les industries des matériaux de construction ont également été fortement touchées (-38.4%) dans le sillage du net recul de l’activité de construction (-42.5%) ».

Le secteur de l’agriculture et de la pêche tiennent le coup faceau choc du Covid

Ainsi et hormis le secteur de l’agriculture et de la pêche qui se distingue par sa ténacité au choc du Covid, en enregistrant une croissance positive de 3.6% de sa valeur ajoutée au terme du deuxième trimestre 2020, la production est à son plus bas niveau et ce dans tous les secteurs.

Outre la chute de 27% de la valeur ajoutée des industries manufacturières et de 20.8% des industries non manufacturières, la baisse remarquable d’activité a été sans nul doute enregistrée par les services marchands, entre autres les services hôteliers et de restauration qui ont observé une baisse de 77,5% de leur valeur-ajoutée et le secteur du transport enregistrant une contraction de 51.4%.

Le DG de l’INS a noté la reprise graduelle de l’activité économique post-confinement, notamment en ce qui concerne la production industrielle, l’emploi et le commerce extérieur. « Cependant cette reprise naissante reste tributaire de l’évolution de la situation sanitaire aussi bien en Tunisie que dans les pays partenaires et plus généralement d’une amélioration du climat des affaires », rappelle M.Lassoued.

Selon les prévisions, la croissance nationale devra se contracter de 6 à 7% pour l’exercice 2020. Toutefois, le bilan pourra s’alourdir davantage en l’absence de visibilité, que ce soit au niveau sanitaire qu’au niveau politique. Rappelons que selon les prédictions les plus sceptiques, les pertes estimées au niveau du PIB pourraient osciller de 2 milliards de DT allant même à 6,6 milliards DT selon la gravité des différents scénarii. De même, le taux de chômage pourrait augmenter de 1,53% jusqu’à 4,15% pour le scénario de non maitrise totale du virus.

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