samedi, septembre 26, 2020

L’économie tunisienne : Chute de 11.9% de la croissance au 1er semestre 2020

Dans la même catégorie

La BH BANK lance son Centre de Développement des Compétences « BH Academy » : Un acquis et des ambitions

La BH Bank vient d’inaugurer son centre de Développement des Compétences « BH Academy» lors d’une cérémonie présidée par...

Le projet du budget de l’Etat 2021 au cœur d’une réunion à la Kasbah

L'avancement de l'élaboration du projet du budget de l'Etat pour l'année 2021 a été au cœur d'une réunion, jeudi,...

Italian Exhibition Group: Ecomondo et Key Energy 2020, essentiels pour l’avenir du pays

Profondément innovants, comme toujours. En direct et par voie numérique, accessibles et sûrs, pour libérer le potentiel du marché...

Jabeur Ben Attouch: 98% des agences de voyages, menacées de faillite, d’ici fin octobre 2020

98% des agences de voyages exerçant en Tunisie, sont menacées de faillite, d'ici fin octobre 2020, si les mesures...

MIQYES 2019 : 17,6% des PME toujours bloquées et 50,4% jugent la reprise très lente et préjudiciable

Cette année, le MIQYES mesure à la fois la santé des PME en 2019 ainsi que l’impact du COVID-19...

L’économie tunisienne a enregistré une chute brutale de 21.6% du PIB (produit intérieur brut) au cours du deuxième trimestre 2020. C’est ce qui ressort du bulletin mensuel de l’INS publié samedi.Un chiffre qui alimente le doute, enflamme la toile et suscite l’anxiété, notamment quant aux horizons devenus sombres de l’économie nationale. Une économie qui risque la faillite. Situation attisée par la propagation alarmante du coronavirus et surtout par le « Covid politique » qui atteint inexorablement les partis au pouvoir. Avec une contraction de 11.9% de la croissance sur les six premiers mois de cette année fatidique et une révision à la baisse à -2.2 de la croissance au premier trimestre, la Tunisie glisse dangereusement vers la récession, jamais connue depuis l’indépendance et dont les retombées seront désastreuses sur l’emploi, la paix sociale et sur le processus démocratique en soi.

Guère surprenant, la morosité économique a touché tous les secteurs d’activité, dont, essentiellement le secteur des services marchands avec une chute de 30.4% sur fond de confinement général décrété durant les deux mois d’avril et mai.

Commentant les résultats des comptes nationaux trimestriels et de l’enquête- emploi relatifs au deuxième trimestre, Adnen Lassoued, directeur général de l’INS, a affirmé dans un communiqué rendu public que : « L’économie tunisienne a enregistré sa plus forte contraction depuis que les comptes trimestriels sont élaborés par l’INS. Cette baisse inédite du PIB, de 21.6% en rythme annuel, a touché quasiment tous les secteurs d’activité en dehors de l’agriculture. Entamé fin mars, le confinement qui s’est étalé sur plusieurs phases, tout au long du deuxième trimestre, a eu un impact beaucoup plus marqué qu’au premier, lui-même touché par la crise du Covid-19 et dont la croissance a été révisée à la baisse à -2.2% (contre -1.7% en première estimation).et d’ajouter : « Prises dans leur ensemble, les industries manufacturières ont vu leur valeur ajoutée se contracter de 27% ; mais ce sont surtout les industries exportatrices qui ont le plus souffert, avec des baisses de 42% pour l’industrie textile et 35.9% pour les industries mécaniques et électriques. Les industries des matériaux de construction ont également été fortement touchées (-38.4%) dans le sillage du net recul de l’activité de construction (-42.5%) ».

Le secteur de l’agriculture et de la pêche tiennent le coup faceau choc du Covid

Ainsi et hormis le secteur de l’agriculture et de la pêche qui se distingue par sa ténacité au choc du Covid, en enregistrant une croissance positive de 3.6% de sa valeur ajoutée au terme du deuxième trimestre 2020, la production est à son plus bas niveau et ce dans tous les secteurs.

Outre la chute de 27% de la valeur ajoutée des industries manufacturières et de 20.8% des industries non manufacturières, la baisse remarquable d’activité a été sans nul doute enregistrée par les services marchands, entre autres les services hôteliers et de restauration qui ont observé une baisse de 77,5% de leur valeur-ajoutée et le secteur du transport enregistrant une contraction de 51.4%.

Le DG de l’INS a noté la reprise graduelle de l’activité économique post-confinement, notamment en ce qui concerne la production industrielle, l’emploi et le commerce extérieur. « Cependant cette reprise naissante reste tributaire de l’évolution de la situation sanitaire aussi bien en Tunisie que dans les pays partenaires et plus généralement d’une amélioration du climat des affaires », rappelle M.Lassoued.

Selon les prévisions, la croissance nationale devra se contracter de 6 à 7% pour l’exercice 2020. Toutefois, le bilan pourra s’alourdir davantage en l’absence de visibilité, que ce soit au niveau sanitaire qu’au niveau politique. Rappelons que selon les prédictions les plus sceptiques, les pertes estimées au niveau du PIB pourraient osciller de 2 milliards de DT allant même à 6,6 milliards DT selon la gravité des différents scénarii. De même, le taux de chômage pourrait augmenter de 1,53% jusqu’à 4,15% pour le scénario de non maitrise totale du virus.

Articles récents

 L’AFC lance une obligation verte de 150 millions de francs suisse pour financer le développement durable de l’Afrique

La Société Financière Africaine ("l’AFC" ou la "Société"), le principal fournisseur de solutions d’infrastructure en Afrique, annonce aujourd'hui le...

La Bourse de New York finit la semaine dans le vert grâce aux technologiques

La Bourse de New York a fini en hausse vendredi de 1,34% après l’annonce de la hausse des commandes de biens durables aux Etats-Unis...

Les Bourses Européennes: Le risque sanitaire plombe les actions de la zone euro

Les principales Bourses de la zone euro ont terminé vendredi dans le rouge une semaine compliquée pour les marchés d’actions en raison notamment d’évolutions...

François Villeroy de Galhau: La BCE doit envisager de reformuler son objectif d’inflation

La Banque centrale européenne (BCE) doit envisager de reformuler son objectif d’inflation dans le cadre de la révision du cadre de sa politique monétaire,...

La valeur de Tesla perd 50 milliards de dollars malgré la promesse d’une batterie moins chère

Les investisseurs ont retranché mardi 50 milliards de dollars de la valeur marchande de Tesla malgré la promesse du patron du groupe, Elon Musk,...

Dans la même catégorie