Les Bourses européennes ont terminé en baisse, craintes sur les taux d’intérêt

Date:

Les Bourses européennes ont terminé en baisse mercredi et Wall Street évoluait également dans le rouge à mi-séance dans des marchés volatils, les investisseurs redoutant un resserrement monétaire accéléré de la part des banques centrales au regard des dernières données économiques.

À Paris, le CAC 40 a fini en repli de 0,77% à 6.418,89 points. Le Footsie britannique a abandonné 0,98% et le Dax allemand 0,33%.

L’indice EuroStoxx 50 a reflué de 0,78%, le FTSEurofirst 300 de 0,94% et le Stoxx 600 de 1,04%.

Les incertitudes sur la croissance économique et les politiques des banques centrales alimentent l’aversion au risque et la volatilité sur les marchés d’actions qui ont alterné en séance hausse et baisse au gré des indicateurs économiques du jour.

La croissance de l’activité manufacturière dans la zone euro a ralenti en mai à 54,6 au plus bas depuis novembre 2020, tandis que les ventes au détail en Allemagne ont baissé plus que prévu en avril, de 5,4%.

Aux Etats-Unis, l’activité manufacturière a en revanche réaccéléré en mai contre toute attente à la faveur d’une demande restée vigoureuse, ce qui éloigne le spectre d’une récession imminente mais dans le même temps offre la possibilité à la Réserve fédérale américaine de relever fortement ses taux.

La Banque du Canada, qui estime que l’économie canadienne est en situation de demande excédentaire, a décidé mercredi de relever son taux directeur de 1,0% à 1,5%, la deuxième hausse consécutive de 50 points de base, et s’est dite prête à aller plus loin pour ramener l’inflation à 2%.

« L’environnement est incroyablement incertain pour le moment », note Mike Bell, stratège marchés chez JP Morgan Asset Management. « Dans des moments comme cela, il est logique de réduire la taille de ses positions à risque », ajoute-t-il.

Pour Paul Kim, directeur général et fondateur de Simplify ETFs, non seulement les taux d’intérêt « vont continuer à augmenter », mais il faut s’attendre à « une baisse des actifs risqués dans un environnement qui sera l’inverse d’une décennie de politiques accommodantes ».

Signe de la nervosité du marché, l’indice mesurant la volatilité prend aux Etats-Unis près de 4%, se rapprochant du seuil des 30 points, et en Europe il a fini au-dessus des 25 points.

VALEURS EN EUROPE
En Europe, tous les principaux secteurs du Stoxx 600 ont fini dans le rouge, la baisse la plus marquée étant à l’actif de l’immobilier (-2,15%).

Le compartiment bancaire (-0,75%), soutenu en séance par les anticipations de hausse de taux, a cédé en clôture tous ses gains.

DWS, la filiale de gestion d’actifs de Deutsche Bank (+0,3%), a chuté de 6,3% en réaction au départ du président du directoire du groupe au lendemain d’une perquisition des locaux de la société.

Le sous-secteur de l’automobile, en hausse de 1,38%, a échappé au repli généralisé. Renault, en tête du CAC 40, a gagné 2,4% dans le sillage de son partenaire Nissan, une étude de JPMorgan ayant prédit des bénéfices records pour le secteur automobile japonais pour l’exercice en cours. Stellantis, en deuxième position sur l’indice parisien, a avancé de 1,7%.

Dans les progressions notables, Dr. Martens, en hausse de 19,5%, a été tiré par sa prévision annuelle de croissance de chiffre d’affaires et l’annonce de la reprise par le groupe du versement du dividende cette année.

A WALL STREET
Au moment de la clôture en Europe, le Dow Jones recule de 1,01%, le Standard & Poor’s 500 de 1,12% et le Nasdaq de 1%.

Les indices qui avaient ouvert dans le vert à la faveur des solides résultats et prévisions publiés par les entreprises comme Salesforce (+10,1%) ou Capri (+0,7%), se sont retournés après les chiffres de l’activité manufacturière aux Etats-Unis.

Dix des onze principaux secteurs du S&P-500 évoluent désormais dans le rouge, l’immobilier (-2,03%) affichant l’une des plus fortes baisses, tandis que l’énergie (+0,6%) est le seul en hausse.

Le compartiment des nouvelles technologies (-0,6%) a également cédé ses gains initiaux liés aux achats à bon compte sur des valeurs comme Apple, Microsoft, ou encore Meta Platforms.

CHANGES
Le dollar s’apprécie de 0,94% face à un panier de devises de référence et a atteint un plus haut de deux semaines face au yen à 130,08, soutenu par la remontée des rendements obligataires américains.

L’euro, en repli de 0,83% à 1,0644 dollar, s’éloigne nettement de son sommet d’un mois inscrit lundi à 1,0787.

TAUX
Les rendements obligataires continuent de profiter des anticipations d’une remontée des taux au regard des chiffres records de l’inflation et d’autres données économiques.

Celui du Bund allemand à dix ans, référence pour la zone euro, a pris plus de cinq points à 1,179%. Depuis le début de la semaine il a gagné plus de 20 points de base et se dirige vers sa meilleure performance hebdomadaire en près d’un mois.

Le rendement des bons du Trésor américain à dix ans avance de 8,9 points à 2,9332% et celui du deux ans, le plus sensible à l’évolution des taux, prend 13 points à 2,670%.

PÉTROLE
Les cours pétroliers sont toujours soutenus par l’accord européen sur un embargo massif des importations de brut russe et la levée du confinement à Shanghaï.

Le baril de Brent avance de 1,35% à 117,14 dollars et celui du brut léger américain (West Texas Intermediate, WTI) de 1,28% à 116,17 dollars.

MÉTAUX
L’aversion au risque favorise l’or, revenu ce mercredi d’un creux de deux semaines. Le métal jaune prend prend 0,31% à 1.842,61 dollars l’once à la clôture des Bourses en Europe.

Partager l'article:

Articles Recents

S'abonner

VIDÉOS SPONSORISÉES
VIDÉOS SPONSORISÉES

00:00:30

OPPO Reno12 : L’Alliance Parfaite entre Design, Intelligence Artificielle et Performance

Les séries Reno12 d'OPPO marquent une avancée significative dans le domaine de la photographie mobile grâce à l'intégration poussée de l'intelligence artificielle.
00:02:15

Abdelaziz Makhloufi, PDG de Cho Group, met en lumière l’excellence de l’huile d’olive tunisienne sur BFM Business

Fort de son expertise reconnue dans le secteur oléicole, Abdelaziz Makhloufi, Président-directeur général du groupe Cho, a saisi l'opportunité de l'émission BFM Business pour promouvoir l'huile d'olive tunisienne à l'échelle internationale.
00:00:32

Lancement du nouveau Huawei Nova Y61

Huawei Consumer Business Group annonce le lancement du HUAWEI nova Y61, le plus récent smartphone de la série HUAWEI nova Y.

CONTENUS SPONSORISÉS
CONTENUS SPONSORISÉS

Entrepreneuriat durable en Méditerranée du Sud : Tunis fédère les acteurs régionaux autour d’un Manifeste pour la transition verte

À l’issue d’une conférence internationale à Tunis, les acteurs de l’entrepreneuriat durable en Méditerranée du Sud ont adopté un Manifeste structurant autour de dix axes clés pour accélérer la transition vers l’économie verte et circulaire.

Ramadan : Un Mois Propice pour rompre avec la cigarette

Le mois sacré de Ramadan offre une opportunité unique pour ceux qui désirent se libérer de l'emprise de la cigarette.

OPPO A78, le nouveau smartphone bientôt en Tunisie

OPPO, la marque leader sur le marché mondial des appareils connectés, vient d’annoncer l’arrivée sur le marché tunisien de son dernier smartphone A78, à partir du 1er septembre 2023.
00:03:27

OPPO Tunisie lance les nouveaux smartphones Reno8 T 4G, Reno8 T 5G, un design élégant et une fluidité totale

OPPO vient d’annoncer le lancement, en Tunisie, de ses derniers modèles de smartphones de la série Reno, les nouveaux Reno8 T et Reno8 T 5G, avec une offre spéciale durant tout le mois de mars 2023.

A lire également
A lire également

Bruxelles lance EU Inc. : une société européenne créée en 48h, c’est désormais possible

Avec EU Inc., Bruxelles veut mettre fin à la fragmentation juridique qui freine les entrepreneurs. Un seul enregistrement, 27 marchés, zéro capital minimum : le projet pourrait transformer le paysage entrepreneurial européen dès 2027.

Guerre Iran–États-Unis–Israël : la BERD prépare une aide d’urgence face aux chocs énergétiques et financiers

La BERD envisage des mesures d’urgence pour soutenir les économies fragilisées par la guerre entre l’Iran, les États-Unis et Israël. Hausse des prix de l’énergie, tensions sur les engrais et coût de la dette en hausse accentuent les risques économiques mondiaux.

Euro numérique : six grandes économies de l’UE pressent Bruxelles d’accélérer le projet pour renforcer la souveraineté des paiements

Les ministres des Finances de six grandes économies de l’Union européenne demandent un déploiement accéléré de l’euro numérique et le développement de réseaux de paiement paneuropéens. Une initiative stratégique visant à réduire la dépendance de l’Europe aux infrastructures financières étrangères.

Chine-Europe : Le grand rapprochement commercial malgré les zones de turbulences

Avec une hausse de 19,9 % des échanges avec l'UE et une chute de 16,9 % avec les USA, la Chine pivote. Zoom sur les chiffres clés de la douane chinoise et l'impact des visites de Friedrich Merz et Emmanuel Macron sur les accords industriels.

Fitch confirme la note de la France à A+ avec perspective stable : dette élevée, mais économie solide

Fitch Ratings maintient la note de la France à A+. L’agence souligne la résilience de l’économie et la qualité de la gouvernance, tout en pointant un endettement public élevé et des défis budgétaires à moyen terme.

Euro-dollar : la guerre en Iran menace la monnaie européenne

La guerre en Iran fragilise l’euro. Tombé à 1,16 $, il pourrait glisser vers 1,10 $ voire sous la parité selon plusieurs économistes. Une hausse du pétrole au-delà de 100 $ et un blocage du détroit d’Ormuz feraient peser un risque de stagflation sur l’économie européenne.

Gaz russe : Pourquoi Vladimir Poutine menace de quitter définitivement le marché européen

La Russie va-t-elle quitter le marché européen du gaz ? Face aux tensions en Iran et après l'attaque d'un méthanier russe, Moscou menace de rompre ses derniers liens énergétiques avec l'UE. Une décision qui pourrait transformer l'économie mondiale.

L’industrie européenne face au « KO » chinois : l’heure de vérité

Le constat du Haut-commissariat au Plan est sans appel : 55 % de la fabrication européenne est sous la menace directe des importations chinoises. Face à des écarts de coûts atteignant 60 %, le modèle industriel de l'UE est à bout de souffle.