Après le niet de la BCT, le ministère des finances a retiré hier le PLF complémentaire

Le gouvernement doit revoir ses calculs et s’ingénier à remplir la cagnotte. Oui, mais comment ? La problématique de financement du budget se présente aujourd’hui comme une affaire nationale. Gouvernement, acteurs économiques, partis politiques, partenaires sociaux et économistes doivent réfléchir sur les moyens à même de faire sortir le pays du gouffre et éviter une banqueroute pré-annoncée. En dehors de l’option de l’emprunt intérieur auprès des banques commerciales après amendement de l’article 25 du statut de la Banque Centrale, d’autres champs d’actions sont à scruter.

Faycel Derbel député et membre de la commission des Finances au sein de l’ARP a appelé hier sur les ondes d’Express.fm à la nécessité de trouver une solution consensuelle à la crise budgétaire.

Il a proposé la possibilité de changer les billets de banque. Une proposition qui vise à maîtriser l’argent qui circule à flots sur le marché parallèle, soit un pactole variant de 10 à 15 milliards de dinars. Plusieurs économistes et partis politiques partagent ce même avis et s’interrogent sur les raisons qui se cachent derrière le refus de la BCT qui a dit non à cette proposition faite au lendemain de la Révolution. Aujourd’hui, il est grand temps de remettre cette proposition sur la table de discussions et réfléchir sur les moyens de réconcilier les entreprises avec le fisc. L’idée d’une amnistie fiscale et d’une réconciliation générale est également avancée comme l’une des réponses à la crise.

Le courant démocratique a également présenté sa vision pour le sauvetage de l’économie et les mesures à prendre pour voler au secours des finances publiques dont : l’emprunt direct auprès de la BCT à un taux de 5% pour une période allant de deux à trois ans, le changement des billets de banques, intégrer le commerce parallèle dans la sphère réelle de l’économie tout en renforçant le contrôle des circuits de distribution, rationaliser les importations, orienter les banques commerciales dans le financement de l’économie et la baisse de l’impôt sur les sociétés exportatrices contre l’unification du taux d’imposition pour les autres secteurs.

Ainsi et pour faire face à la crise budgétaire et éviter le scénario grec, le gouvernement doit commencer par revoir ses dépenses, contingenter les importations des produits de luxe et surtout jouer son rôle de gendarme en ce qui concerne la lutte contre le marché parallèle et la collecte de l’argent qui circule à travers le pays.

SourceYGA
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