La Tunisie s’engage à améliorer la gestion des entreprises publiques

Date:

Révision du portefeuille des participations de l’Etat et création d’une Agence de participation publique.

Le gouvernement reconnaît que la montée des fragilités des entreprises publiques reflétée par un niveau d’endettement élevé constitue une source de vulnérabilité pouvant affecter les équilibres budgétaires, la qualité des services publics et la solidité du système financier national.

L’Etat s’engage à clarifier les missions des entreprises, améliorer leur gouvernance, renforcer le contrôle et la régulation de leurs performances, réviser leurs modèles économiques et assainir leurs structures financières.

Le document a été principalement préparé par les équipes de la présidence du gouvernement, du ministère de l’Economie, des Finances et de l’Appui à l’Investissement et de la Banque centrale de Tunisie. Dans ce document, le gouvernement reconnaît que la montée des fragilités des entreprises publiques reflétée par un niveau d’endettement élevé constitue une source de vulnérabilité pouvant affecter les équilibres budgétaires, la qualité des services publics et la solidité du système financier national.

L’Etat s’est, ainsi, engagé à clarifier les missions de ces entreprises, améliorer leur gouvernance, renforcer le contrôle et la régulation de leurs performances, réviser leurs modèles économiques et assainir leurs structures financières. L’approche retenue vise, d’une part, «à assurer une transparence totale à l’égard des partenaires sociaux et internationaux quant à la situation des entreprises concernées», et, d’autre part «à fixer un objectif de retour à l’équilibre des entreprises publiques, dans leur ensemble, à l’horizon 2024, tout en assurant un service de qualité, un contrôle accru et une gouvernance modernisée».

Le premier axe de réforme s’articule autour de la mise en place d’un nouveau cadre légal de gouvernance et de contrôle à travers la modification de la loi 89-9, la poursuite de la révision de la composition des conseils d’administration et la création d’une agence de participation publique avec le renforcement des équipes spécialisées dans la gestion des participations et l’appui à la transformation des entreprises.

Cela permettra de renforcer le rôle d’actionnaire de l’Etat avec la mise en place d’un organisme centralisé de contrôle des participations de l’Etat et de renforcer les contrats de performance des entreprises publiques et le contrôle de leur application.

Une agence de participation contribuerait à la simplification des procédures (tutelle), au renforcement du suivi budgétaire (en particulier des effectifs) et à une meilleure gestion du portefeuille de participation de l’Etat intégrant les enjeux stratégiques et les meilleures pratiques internationales.

Le deuxième axe de réforme consiste à évaluer et ajuster les modèles économiques et les business plans des entreprises à travers la sélection des entreprises et des filières prioritaires nécessitant une restructuration opérationnelle et financière, la redéfinition du modèle économique des entreprises, au cas par cas, l’élaboration des mesures permettant une meilleure productivité opérationnelle et financière, la mise en place de mesures d’économie de coûts …

Le troisième axe consiste à restructurer les bilans des entreprises publiques, en assainissant les arriérés croisés et les dettes en cascade, en restructurant les dettes échues, en recapitalisant les entreprises via notamment le Fond de restructuration des entreprises publiques (Ffrep) avec la définition de ses sources de financement.

Par ailleurs, une réflexion sur l’évolution du rôle de l’Etat, les secteurs de désengagement, les nouveaux secteurs d’investissement et le périmètre de l’Etat actionnaire sera engagée avec un mapping des entreprises publiques et de leur environnement concurrentiel et stratégique.

Partager l'article:

Articles Recents

S'abonner

VIDÉOS SPONSORISÉES
VIDÉOS SPONSORISÉES

00:00:30

OPPO Reno12 : L’Alliance Parfaite entre Design, Intelligence Artificielle et Performance

Les séries Reno12 d'OPPO marquent une avancée significative dans le domaine de la photographie mobile grâce à l'intégration poussée de l'intelligence artificielle.
00:02:15

Abdelaziz Makhloufi, PDG de Cho Group, met en lumière l’excellence de l’huile d’olive tunisienne sur BFM Business

Fort de son expertise reconnue dans le secteur oléicole, Abdelaziz Makhloufi, Président-directeur général du groupe Cho, a saisi l'opportunité de l'émission BFM Business pour promouvoir l'huile d'olive tunisienne à l'échelle internationale.
00:00:32

Lancement du nouveau Huawei Nova Y61

Huawei Consumer Business Group annonce le lancement du HUAWEI nova Y61, le plus récent smartphone de la série HUAWEI nova Y.

CONTENUS SPONSORISÉS
CONTENUS SPONSORISÉS

France-Allemagne : la même croissance au T2, deux économies qui n’ont rien en commun

0,2 % partout, mais rien de commun : la France doit son rebond à ses ménages et à l'aéronautique, l'Allemagne à ses seules exportations. Le détail des chiffres INSEE et Destatis révèle deux économies en réalité très éloignées.

Xiaomi lance ses SUV SkyNomad pour reconquérir le marché familial des véhicules électriques

Avec les SUV N90 Max et N70 Max, Xiaomi mise sur l'autonomie prolongée pour séduire les familles chinoises, dans un marché où la demande ralentit. Les livraisons sont prévues pour septembre, à des prix inférieurs à ceux de Tesla.

Big Tech : 170 milliards de dollars dépensés en IA en un trimestre, la trésorerie vire au rouge

Les quatre géants américains de la tech doivent investir 1 500 milliards de dollars en centres de données d'ici fin 2027. Amazon et Google affichent déjà un flux de trésorerie disponible négatif.

Décarbonation de l’UE : ce que l’urgence de Bruxelles change pour les exportateurs tunisiens

Entre mécanisme carbone aux frontières, quête européenne de matières premières critiques et pénurie de compétences vertes, la course à la décarbonation de l'UE ouvre autant de risques que d'opportunités pour la Tunisie.

A lire également
A lire également

Décarbonation de l’UE : ce que l’urgence de Bruxelles change pour les exportateurs tunisiens

Entre mécanisme carbone aux frontières, quête européenne de matières premières critiques et pénurie de compétences vertes, la course à la décarbonation de l'UE ouvre autant de risques que d'opportunités pour la Tunisie.

Taux directeur : la BCT le maintient à 7%, prudente face à une inflation sous-jacente persistante

La BCT maintient son taux directeur à 7% pour préserver le processus désinflationniste, alors que le déficit courant se creuse sous l'effet d'une facture énergétique record.

Moody’s maintient la Tunisie à Caa1 avec une perspective stable

Moody's maintient la note Caa1 de la Tunisie. Si la stabilité des réserves et le remboursement d'une échéance d'euro-obligation rassurent, l'agence pointe un espace budgétaire limité et une dette publique élevée comme risques persistants.

BVMT : le Tunindex recule de 3,47 % le 28 juillet, une respiration technique après un sommet historique

Après avoir atteint un niveau historique, le Tunindex recule de 3,47 % lors de la séance du 28 juillet. Une consolidation technique attendue qui n'altère ni les performances des entreprises cotées ni les perspectives de la Bourse de Tunis.

Grammer AG en Tunisie : vers un projet industriel de 1 200 emplois dans l’automobile

Grammer AG, équipementier automobile allemand, prospecte en Tunisie pour un projet industriel majeur. La TIA et l'AHK Tunisie accompagnent ce dossier estimé à 1 200 emplois directs, confirmant l'attractivité tunisienne pour les IDE automobiles.

Tunisie : le déficit commercial énergétique grimpe de 32% à fin mai 2026

: Le déficit énergétique tunisien bondit de 32% à fin mai 2026, à 5,7 milliards de dinars, sous l'effet de la hausse du Brent liée aux tensions irano-américaines, malgré une redevance gazière algérienne en repli.

Déficit commercial Tunisie : dérapage de 26% au S1 2026

Exportations +9%, importations +13,3% : l'écart de rythme entre les deux flux explique à lui seul l'aggravation de 26% du déficit commercial tunisien au S1 2026, et la contraction du taux de couverture à 73,4%.

Dividendes BVMT 2025 : les sociétés cotées franchissent la barre des 1,7 milliard de dinars

Record de dividendes à la BVMT : 1,7 milliard de dinars distribués en 2025 par 51 sociétés cotées, contre 1,6 milliard en 2024. Une hausse de 6,25 % qui confirme trois années consécutives de progression sur le marché tunisien.