L’intelligence artificielle bouleverse l’accès à l’information et les manières d’apprendre. Dans ce contexte, la Journée mondiale des enseignants, célébrée le 5 octobre, prend une résonance particulière. Elle rappelle l’importance de celles et ceux qui transmettent les savoirs, éveillent la curiosité et accompagnent les nouvelles générations. Loin d’être relégués au second plan par les nouvelles technologies, les enseignants se voient confier un rôle encore plus essentiel : aider les élèves à comprendre, à exercer leur esprit critique et à donner du sens à l’information qui les entoure.
Un rôle qui dépasse la transmission des connaissances
En Tunisie, comme dans l’ensemble du Moyen-Orient, en Türkiye, en Afrique et dans de nombreuses autres régions du monde, les enseignants restent au cœur de l’apprentissage. Leur mission ne se résume plus à transmettre : ils aident les élèves à saisir des notions complexes, à développer leur esprit critique et à faire un usage responsable de l’information et des technologies.
L’intelligence artificielle fournit désormais des réponses instantanées et génère du contenu en quelques secondes. Elle facilite l’accès au savoir, mais ne remplace pas le discernement nécessaire pour vérifier une information, la replacer dans son contexte et en mesurer les implications. Dans le même temps, les distractions numériques et la fatigue liée aux écrans invitent à repenser la place de la technologie en classe.
De l’accès à l’information au développement du discernement
Une étude menée par Epson auprès de parents et d’enseignants de la région META-CWA met ce besoin en lumière. Plus des deux tiers des personnes interrogées constatent une fatigue liée aux écrans et jugent nécessaire d’adopter une approche plus raisonnée de la technologie à l’école.
Une exposition prolongée aux écrans peut accentuer la fatigue visuelle et cognitive. Un recours excessif aux appareils individuels, lui, peut réduire les occasions d’échange et de collaboration entre élèves.
L’étude montre aussi que les technologies visuelles favorisent un usage plus collectif du numérique. Ainsi, 62 % des répondants estiment que ces outils, comme les vidéoprojecteurs, renforcent l’engagement des élèves, et 61 % considèrent qu’ils stimulent leur créativité. Utilisées comme supports pédagogiques, elles permettent de travailler ensemble, de confronter les idées et de rendre les apprentissages plus concrets.
Une technologie au service de l’apprentissage
Cette approche s’inscrit dans la vision Engineered Future 2035 d’Epson, qui vise à développer des solutions répondant aux besoins réels des utilisateurs. Dans l’éducation, la technologie doit accompagner les pratiques pédagogiques plutôt que s’y substituer : la projection facilite le travail collectif, l’impression donne une dimension concrète aux apprentissages et la numérisation simplifie l’organisation et le partage des ressources.
L’enjeu concerne également des compétences que les outils numériques ne peuvent transmettre seuls : collaboration, résolution de problèmes, adaptabilité, intelligence émotionnelle. Elles se construisent dans l’échange et l’expérimentation, avec l’enseignant comme guide.
Donner aux enseignants les moyens d’agir
Cette évolution suppose d’accompagner les enseignants par la formation, le développement des compétences numériques et l’accès à des équipements fiables, adaptés aux salles de classe.
Pour Epson, la technologie n’a pas vocation à remplacer les enseignants, mais à renforcer leur impact et à leur permettre de créer des expériences d’apprentissage plus interactives et inclusives. Car si les outils peuvent transformer la manière d’apprendre, ils ne remplacent ni l’empathie, ni l’encouragement, ni la capacité d’un enseignant à inspirer ses élèves.
Le progrès de l’éducation ne se mesurera donc pas uniquement à la sophistication des technologies, mais à leur capacité à aider les jeunes à réfléchir, créer, collaborer et faire preuve de discernement. À l’ère de l’intelligence artificielle, la technologie peut changer notre façon d’apprendre, mais les enseignants restent au cœur de ce qui donne à l’apprentissage sa dimension humaine.
