Taxi urbain : L’entreprise française HEETCH s’installe en Algérie

Le mode du transport en plein mutation, à la faveur du numérique. les investissement dans ce domaine manquent terriblement  en Algérie. Dans cette perspective, la française Heetch s’installe dans le pays pour répondre aux besoins des usages.

Dénommé Heetch El Djazaïr, Son président et cofondateur, Teddy Pellerin, a animé ce mardi à l’hôtel Sofitel un point de presse dans lequel il devait développer le concept de l’entreprise créée en association avec un acteur d’expérience dans le domaine digital sur la base de la règle 49/51.

Lancée en France en 2013, cette start-up de transport est déjà implantée au Maroc (2018) et au Cameroun et vise à s’étendre en Afrique francophone. Depuis son pré-lancement au mois de juillet dernier elle a déjà, dit-on vu 5 000 chauffeurs inscrits sur sa plate-forme dont 500 seraient déjà opérationnels. Pourquoi l’Algérie ? Le choix du marché algérien est apparu pour le patron de Heetch comme «une évidence» d’autant qu’il est bien «huilé» par les acteurs locaux en fonction depuis déjà quelques années.

Il faut croire que la rude concurrence en matière de transport des particuliers encouragerait plutôt les nouveaux promoteurs de ce service. «Cette application viendra faire concurrence aux applications similaires déjà présentes sur le marché national», souligne le conférencier.

Quelle serait donc l’apport nouveau de Heetch ? Ce serait la fiabilité de l’application, le rapport de confiance et de convivialité avec les chauffeurs qui reçoivent une formation lors de leur inscription quant à l’utilisation de l’application ainsi que la rencontre physique pour valider la fiabilité de leur demande d’adhésion à Heetch.

Le client pourra appeler directement le chauffeur via son téléphone portable. Cette entreprise franco-algérienne veut être en adéquation avec la réglementation, à parfaire, régissant ce mode de transport qui est au demeurant un nouveau produit. A plein temps ou partiel, ce service qui attire aussi la gente féminine qui est intéressée aussi par cette activité dont la marque première, affirme-t-on est la convivialité, la sécurité, les prix bas, la promptitude dans la réponse aux doléances des clients. Il se veut aussi une alternative à la voiture individuelle.

Heetch existe depuis 6 ans en France (Paris) et semble maîtriser cette formule de transport urbain qui profitera au demeurant à l’administration fiscale qui prélève 5% des frais sur 20% qui reviennent à l’entreprise comme prévu par la loi de finances 2019.

Le service proposé par Heetch El Djazaïr se veut attractif mais ne propose rien en matière d’introduction de nouvelles technologies de communication voyageur-chauffeur. On est loin de la voiture intelligente, connectée et disposant d’un terminal de paiement électronique. Il faut savoir que ce type de taxi n’est pas autorisé à pénétrer aux aéroports.

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