Les Bourses européennes piétinent en l’absence de Wall Street

Les Bourses européennes, Londres exceptée, évoluent en légère baisse à mi-séance lundi malgré de bons indicateurs économiques, la tendance restant plombée par les inquiétudes liées au variant Delta du coronavirus tandis que les volumes sont limités par la fermeture des marchés aux Etats-Unis pour la fête nationale.

À Paris, le CAC 40 est pratiquement inchangé à 6.553,49 points à 10h45 GMT alors qu’à Londres, le FTSE 100 gagne 0,24% et qu’à Francfort, le Dax recule de 0,16%.

L’indice EuroStoxx 50 est en baisse de 0,08%, le FTSEurofirst 300 et le Stoxx 600 quasi stables.

Les volumes sur le CAC 40 n’ont pas atteint 600 millions d’euros sur la première moitié de la séance, contre 3,3 milliards de moyenne quotidienne sur le mois écoulé selon les données Refinitiv.

Les résultats des enquêtes d’IHS Markit sur l’activité dans le secteur privé ont confirmé la poursuite de la reprise en Europe grâce à la levée progressive des restrictions sanitaires, l’indice PMI composite, à 59,5, dépassant même sa première estimation.

Mais cette bonne nouvelle et la santé éclatante de Wall Street, où l’indice Standard & Poor’s 500 vient d’enchaîner sept séances consécutives de hausse, ne suffisent pas à faire oublier le risque d’une nouvelle vague épidémique favorisée par la propagation rapide des variants du coronavirus.

La prudence devrait donc rester de mise au moins jusqu’à la publication mercredi des nouvelles prévisions économiques de la Commission européenne et du compte rendu de la réunion de juin de la Réserve fédérale.

Les anticipations de résultats pour le deuxième trimestre, dont les publications débuteront la semaine prochaine, assurent néanmoins un soutien non négligeable aux actions. Selon les dernières données Refinitiv, les profits du Stoxx 600 devraient avoir rebondi de 104% sur avril-juin par rapport à la période correspondante de l’an dernier, contre +65% pour ceux du Standard & Poor’s 500 américain.

« Nous continuons d’anticiper une hausse des actions au niveau des indices mondiaux et nous observons un potentiel plus important pour les marchés régionaux qui ont sous-performé au premier semestre et pour les actions les plus exposées à la réouverture de l’économie », réaffirment ainsi les stratèges d’UBS Global Wealth Management dans leur note du jour.

VALEURS EN EUROPE
La plus forte baisse sectorielle en Europe est pour le compartiment de la santé, dont l’indice Stoxx cède 0,6%, alors qu’à l’opposé, celui des matières premières gagne 1,28% avec la remontée des cours des métaux de base (+1,94% pour le cuivre, +2,73% pour le nickel).

A Paris, ArcelorMittal prend 1,3%, Eramet 2,4%, Aperam 1,48% tandis que Sanofi cède 1,05% et BioMérieux 2,34%.

EDF perd 2,39% après des déclarations de Bruno Le Maire, le ministre français de l’Economie, soulignant les difficultés des discussions avec la Commission européenne sur le projet de restructuration du groupe.

Dans l’actualité des fusions-acquisitions, le groupe britannique de supermarchés Morrisons bondit de 11,3% après l’entrée d’Apollo Global dans la course pour son rachat, face à Fortress Investment et CD&R.

TAUX
Les rendements de référence de la zone euro sont en légère hausse mais beaucoup d’analystes jugent ce rebond passager et estiment que la tendance baissière pourrait vite reprendre le dessus avec le regain d’inquiétude lié à la situation sanitaire.

Celui du Bund allemand à dix ans, qui a chuté de huit points de base la semaine dernière, sa pire performance hebdomadaire depuis décembre, reprend un peu plus d’un point à -0,223%.

CHANGES
En l’absence des investisseurs américains, l’euro profite des résultats solides des enquêtes PMI: la monnaie unique remonte à 1,1879 dollar alors qu’elle était tombée à 1,1805 vendredi après les chiffres de l’emploi américain.

La livre sterling s’apprécie elle aussi, les cambistes anticipant la confirmation dans la journée par Boris Johnson, le Premier ministre britannique, de la levée au 19 juillet des dernières mesures de restriction en vigueur en Angleterre.

PÉTROLE
Les cours du brut sont en légère hausse dans l’attente d’une nouvelle session de discussions de l’Opep+ pour tenter de trouver un accord sur l’évolution de la production d’ici la fin de l’année, après l’opposition des Emirats arabes unis au projet défendu entre autres par l’Arabie saoudite et la Russie.

Le Brent gagne 0,2% à 76,32 dollars le baril et le brut léger américain (West Texas Intermediate, WTI) 0,25% à 75,35 dollars.

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