Standard & Poor’s: le déficit budgétaire des pays du Golfe devrait diminuer de 44 % à 80 milliards de dollars en 2021

Pour passer à 80 milliards de dollars, au lieu des 143 milliards de dollars estimés en 2020

L’agence a déclaré dans un rapport, paru ce mercredi, que le déficit anticipé pour l’année en cours devrait diminuer par rapport aux 143 milliards de dollars estimés au cours de l’année 2020.

Le déficit budgétaire des six pays de la région équivaut à 5 % du PIB cette année, contre les 10 % (du PIB) de l’année 2020.

Le rapport a souligné qu’en dépit de la baisse du déficit, la plupart des fonds souverains de la région ont manifesté la volonté de recourir aux marchés internationaux des capitaux, car nombre de ces gouvernements disposent d’importants actifs extérieurs liquides pour financer leurs déficits.

L’agence a suggéré que le prix moyen du baril de Brent atteindrait les 60 dollars pour le reste de l’année 2021, et devrait rester stable au même niveau l’année prochaine, la baisse du prix du baril est prévue pour l’année 2023, à hauteur de 55 dollars le baril.

Les pays du Golfe tentent de se remettre de la pire crise économique et financière de leur histoire, en raison des répercussions négatives de la pandémie de coronavirus et de la dégringolade des prix du pétrole, la principale source de revenus dans la région, dans un contexte de baisse de la demande mondiale en carburants fossiles.

Le rapport a aussi prévu que le déficit cumulé des gouvernements centraux de la région atteindrait les 355 milliards de dollars, entre 2021 et 2024.

L’Arabie saoudite, la plus grande économie de la région, représente 60 % du déficit, suivie du Koweït avec 25 %, des Émirats avec 7 % et du Sultanat d’Oman avec 4 %.

Le gouvernement central du Koweït enregistrera le ratio déficit/PIB le plus élevé en 2021, qui devrait atteindre les 20 %, suivi du Bahreïn et des Émirats arabes unis avec 6 % pour chacun des deux pays.

Le déficit général en Arabie saoudite équivaut à 5 % du PIB du pays, suivi par celui du Sultanat d’Oman avec 4 % et du Qatar avec 1 %.

Les États du Golfe ont approuvé des réformes économiques majeures lorsque les prix du pétrole se sont effondrés en 2014, mais ils n’ont pas réagi de manière suffisamment adéquate, et les choses ont empiré avec la déferlante pandémique, qui engage la mise en place de réformes plus profondes pour sauver les économies de la région.

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