Un déséquilibre qui s’installe
Le déséquilibre commercial entre l’Europe et la Chine atteint des proportions considérables. Le déficit de l’Union européenne vis-à-vis de Pékin dépasse désormais 1 milliard d’euros par jour. Autrement dit, l’Europe importe quotidiennement de Chine pour plus d’un milliard d’euros de marchandises de plus que ce qu’elle y exporte.
Les secteurs stratégiques en première ligne
Le phénomène s’accélère dans plusieurs filières clés. Sur un an, les importations européennes de voitures hybrides rechargeables chinoises ont bondi de 86 %, tandis que celles de voitures électriques ont progressé de 40 %.
L’automobile n’est pas la seule concernée. Machines, produits chimiques, textiles : la concurrence chinoise touche désormais une large part de l’industrie européenne. Dans le même temps, certains produits importés voient leurs prix baisser, ce qui accentue la pression sur les producteurs locaux.
Bruxelles évoque un « point de bascule »
Pour les institutions européennes, la situation devient suffisamment préoccupante pour parler d’un possible « point de bascule » pour l’industrie et l’emploi du continent.
Šefčovič à Pékin pour rééquilibrer la relation
Le commissaire européen au Commerce, Maroš Šefčovič, est à Pékin ce 7 octobre. Deux sujets figurent sur la table :
- obtenir un meilleur accès au marché chinois pour les entreprises européennes ;
- envisager des limitations quantitatives sur certaines exportations chinoises vers l’Europe.
Une question qui dépasse la balance commerciale
Derrière ce milliard d’euros quotidien se pose une question stratégique : l’Europe peut-elle continuer à importer toujours plus de produits chinois tout en préservant son industrie, ses emplois et sa compétitivité ?
Libre-échange, droits de douane, quotas ou réindustrialisation : les options divisent. Le dossier sera au cœur du sommet européen des 15 et 16 octobre.
