Bourses européennes: Des indicateurs US décevants freinent la hausse des actions

Les Bourses européennes ont terminé en ordre dispersé mercredi et loin de leurs plus hauts du jour tandis que Wall Street était freinée par des indicateurs économiques inférieurs aux attentes et qu’une nouvelle poussée des rendements obligataires pénalisait les valeurs technologiques.

À Paris, le CAC 40 affiche en clôture une progression de 0,35% (20,33 points) à 5.830,06 points après être monté en matinée à 5.871,43, son plus haut niveau depuis le 24 février 2020.

A Francfort, le Dax, qui avait inscrit en début de séance un record à 14.197,49 points, a fini sur un gain de 0,29% à 14.080,03. L’indice EuroStoxx 50 a grappillé 0,14% et le Stoxx 600 0,05% mais le FTSEurofirst 300 a fini inchangé.

À Londres, le FTSE 100 a pris 0,93% après la présentation du projet de budget du gouvernement de Boris Johnson, marqué par de nouvelles mesures de soutien aux entreprises et à l’activité.

Au moment de la clôture en Europe, Wall Street évoluait elle aussi dans le désordre: le Dow Jones s’adjugeait 0,42% mais le Standard & Poor’s 500 perdait 0,16% et le Nasdaq Composite 0,62%.

La séance s’annonçait initialement nettement plus favorable aux actions américaines mais les investisseurs ont mal pris le chiffre inférieur aux attentes des créations d’emplois dans le secteur privé en février annoncé par le cabinet ADP et le ralentissement inattendu de l’activité dans le secteur des services qui ressort de l’enquête ISM.

Ces déceptions occultent l’impact positif des indices PMI des services en Europe comme ceux des dernières déclarations de Joe Biden sur l’accès aux vaccins de tous les adultes américains d’ici fin mai et de la levée de mesures de restrictions au Texas, qui permettaient d’espérer une accélération de la reprise économique.

Le Nasdaq continue par ailleurs de souffrir des dégagements sur les grandes valeurs technologiques comme Amazon (-1,25%) ou Apple (-0,62%), un mouvement favorisé par la hausse des rendements obligataires.

VALEURS
En Europe, le secteur automobile a tiré son épingle du jeu, son indice Stoxx gagnant 2,63% sur la journée, sa meilleure performance depuis un mois, grâce entre autres aux commentaires favorables d’UBS sur plusieurs valeurs comme Continental ou Volkswagen. Le constructeur allemand a ainsi franchi brièvement les 100 milliards d’euros de capitalisation.

A Paris, Stellantis, né le mois dernier de la fusion PSA-Fiat Chrysler, a toutefois cédé 0,22% après la toute première publication de ses résultats et la présentation de ses perspectives, marquées par les pénuries de composants électroniques.

Dans le rouge, les compartiments défensifs des services aux collectivités (« utilities ») et de la santé ont cédé respectivement 2,63% et 1,5%.

CHANGES
Le dollar s’apprécie face aux autres grandes devises après avoir souffert en début de journée du regain d’appétit pour le risque.

L’indice qui mesure les fluctuations du billet vert face à un panier de devises gagne 0,08% et l’euro revient autour de 1,2070 contre 1,2112 en matinée.

La livre sterling, après un accès de faiblesse dans l’après-midi aux réactions à la présentation du budget britannique, est repartie à la hausse face au dollar (+0,19%) et à l’euro (+0,30%).

TAUX
Les rendements des emprunts d’Etat de référence, après trois séances de repli, sont une nouvelle fois en nette hausse, de près de sept points à 1,4808% pour les Treasuries à dix ans et de plus de cinq points à -0,292% pour le Bund allemand de même échéance, qui avait pourtant commencé la journée sous -0,36%.

Les investisseurs se positionnent en prévision d’une nouvelle intervention publique de Jerome Powell, le président de la Réserve fédérale jeudi tandis que les responsables de la Banque centrale européenne (BCE) continuent de débattre à distance de l’opportunité d’augmenter leurs achats d’obligations sur les marchés.

PÉTROLE
La hausse des cours du baril, favorisée en début de séance par la perspective d’une limitation prolongée de la production de l’Opep+, s’est amplifiée avec l’annonce d’une forte diminution des stocks de produits raffinés aux Etats-Unis la semaine dernière, conséquence de la vague de froid qui a frappé le sud du pays.

Le Brent gagne 2,33% à 64,16 dollars le baril et le brut léger américain (West Texas Intermediate, WTI) 2,71% à 61,37 dollars.

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