Les Bourses européennes ont terminé dans le désordre, Wall Street soutenue par l’approche des résultats

Les Bourses européennes ont terminé en ordre dispersé lundi après avoir évolué sur une note hésitante en séance en raison des craintes sur l’inflation, tandis qu’à Wall Street la tendance positive à la mi-journée est soutenue par l’approche de la publication des résultats du troisième trimestre des entreprises.

À Paris, le CAC 40 a terminé en hausse de 0,16% à 6.570,54 points. Le Footsie britannique a pris 0,72%. Le Dax allemand a en revanche reflué de 0,05%.

L’indice EuroStoxx 50 a reculé pour sa part de 0,02%. Le FTSEurofirst 300 a gagné 0,09% et le Stoxx 600 0,05%.

La hausse continue des cours du pétrole et le débat sur la revalorisation salariale continuent d’alimenter les craintes d’une hausse durable des prix, incitant les investisseurs à se montrer prudents.

« La hausse des prix de l’énergie et les pénuries se répercuteront inévitablement (…) sous la forme d’un renchérissement des coûts et potentiellement des pénuries de biens industriels et de consommation », souligne Jeffrey Halley, analyste chez OANDA.

« Tout cela rend de plus en plus creux les discours réguliers des banquiers centraux dans le monde entier selon lesquels l’inflation est « transitoire » », a-t-il ajouté.

Alors que la hausse des prix des matières premières soutient les valeurs pétrolières et minières, la peur d’une stagflation gagne également du terrain en Europe.

Les analystes de BofA mettent pour leur part en garde contre une inflation qui pourrait être aggravée par les prix de l’énergie, estimant que le pétrole pourrait monter jusqu’à 100 dollars le baril, en raison d’une production limitée conjuguée à une forte demande liée à la reprise économique mondiale.

Les gagnants dans ce scénario seraient alors l’immobilier, les « commodities », les actifs soumis à une forte volatilité et les marchés émergents, tandis que les marchés d’actions seraient impactés négativement.

VALEURS
En Europe, la perspective d’une remontée des taux d’intérêt profite au secteur bancaire dont l’indice a gagné 0,69%. À Paris, BNP Paribas a pris 0,58% et Société générale 0,3%.

Le compartiment des matières premières (+3,03%) et celui de l’énergie (+1,34%) figurent également parmi les grands gagnants dans le sillage de la hausse des cours des matériaux de base et des hydrocarbures. ArcelorMittal s’est adjugé 4,42%, TotalEnergies 2,01%.

A Londres, BHP Group a pris 3,2%, Le groupe parapétrolier CGG s’est envolé de 17,63% après des perspectives jugées encourageantes.

Au chapitre fusions-acquisitions, Carrefour, a abandonné 2,9% après l’arrêt des discussions avec Auchan.

Le secteur de la distribution dans son ensemble a souffert après l’avertissement du britannique Asos, dont le cours a chuté de plus de 13%.

A WALL STREET
Au moment de la clôture en Europe, le Dow Jones avançait de 0,5%, le Standard & Poor’s 500 de 0,47% et le Nasdaq de 0,53%, les investisseurs mettant de côté pour le moment leurs craintes sur l’inflation pour se concentrer sur les résultats du troisième trimestre des entreprises, avec notamment J.P. Morgan Chase & Co qui publie mercredi.

Les poids lourds de la cote comme Apple, Tesla et Microsoft gagnent entre 0,6% et 1%.

Le rapport de l’emploi aux Etats-Unis, publié vendredi dernier, n’a pas remis en cause le scénario d’une réduction des actifs et d’un resserrement progressif de la politique monétaire de la banque centrale américaine.

Sur les 11 principaux indices sectoriels du S&P-500 deux seulement sont dans le rouge, l’énergie (+1,21%) et les finances (+0,73%) affichant l’une des plus fortes hausses.

CHANGES
Aux changes, l’euro est pratiquement stable face au dollar à 1,1570.

La livre sterling profite pour sa part des déclarations de Michael Saunders, l’un des membres du Comité de politique monétaire de la Banque d’Angleterre, qui a déclaré que les ménages devaient se préparer à une hausse prochaine des taux d’intérêt.

TAUX
La perspective d’un resserrement monétaire profite aux rendements obligataires. Le Bund allemand à dix ans a fini en hausse de 2,6 points de base à -0,1210% et son équivalent français , sur un gain de 2,2 points, à 0,2141%.

Les marchés obligataires et de change américains sont fermés ce lundi en raison du « Columbus Day », jour férié aux Etats-Unis.

PÉTROLE
Sur le marché pétrolier, le Brent poursuit sa progression, prenant près de 2% pour se rapprocher de 85 dollars le baril tandis que le brut léger américain (West Texas Intermediate, WTI) gagne 2,61% à 81,42 dollars.

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