dimanche, mars 7, 2021

Région MENA: le FMI anticipe une contraction économique plus forte que prévu

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Le Fonds monétaire international (FMI) a abaissé de nouveau les prévisions de croissance de la région du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord à leur plus bas niveau en 50 ans. Les économies de cette région vont se contracter en moyenne de 5,7%, en 2020, soit une baisse de 2,4% par rapport ce qui était prévu en avril 2020.

Il a précisé dans son rapport sur les perspectives de l’économie mondiale pour le mois de juillet 2020, que les économies des pays en conflits vont chuter de 13%. Les économies des pays du Conseil de coopération du Golfe (CCG), frappés par la chute du prix de pétrole et la propagation du coronavirus devraient se contracter de 7,1%, soit 4,4% de plus que la prévision d’avril.

Le FMI a averti que l’augmentation des niveaux de pauvreté et de chômage pourrait stimuler les troubles sociaux.

Le PIB mondial devrait se contracter de 4,9 % en 2020,

Selon les projections, le PIB mondial devrait se contracter de 4,9 % en 2020, soit une baisse de 1,9 points de pourcentage de plus que ce qui était prévu dans les perspectives de l’économie mondiale (PEM) d’avril 2020. La pandémie de COVID-19 a eu un impact négatif plus important que prévu sur l’activité économique au cours du premier semestre 2020, et la reprise devrait être plus progressive que ce à quoi on s’attendait.

Selon la même source, la croissance mondiale devrait atteindre, en 2021, 5,4 %. Globalement, le PIB de 2021 devrait donc se retrouver quelque 6,5 points de pourcentage au-dessous du niveau envisagé par les projections établies en janvier 2020, avant la pandémie de COVID-19.

« L’impact négatif sur les ménages à bas revenus est particulièrement sévère, et pourrait compromettre les progrès considérables qui ont été accomplis en matière de réduction de l’extrême pauvreté dans le monde depuis les années 90 », selon le rapport du FMI.

Le rapport a indiqué que tous les pays, y compris ceux qui semblent avoir dépassé le pic épidémique, doivent veiller à ce que leurs systèmes de santé disposent de moyens suffisants. La communauté internationale doit soutenir bien davantage les initiatives nationales, notamment en apportant une aide financière aux pays dont les capacités en matière de soins sont limitées et, à mesure que les essais cliniques progressent, en acheminant des fonds destinés à la production de vaccins, afin que des doses suffisantes soient rapidement mises à la disposition de tous les pays à un prix abordable. Dans les pays où le confinement s’impose, la politique économique doit continuer à compenser les pertes de revenus des ménages par des dispositifs à la fois ambitieux et ciblés, ainsi qu’à soutenir les entreprises qui subissent les conséquences d’une baisse de leur activité en raison des restrictions en vigueur.

« Dans les pays ayant décidé une réouverture de leur économie, les dispositifs de soutien ciblé doivent être progressivement désactivés, à mesure que la reprise se dessine » a également, noté le rapport.

Et de préciser qu’une étroite coopération multilatérale demeure indispensable pour confronter l’impact économique de la covid 19 sur plusieurs niveaux. Pour les pays confrontés aux crises sanitaires, les déficits de financement extérieur nécessitent impérativement des liquidités, notamment par le biais d’un allègement de leur dette et d’un recours au dispositif mondial de sécurité financière.

Sur un autre volet et en s’appuyant sur la baisse sans précédent des émissions de gaz à effet de serre pendant la pandémie, le FMI a plaidé pour que les décideurs mettent en œuvre leurs engagements en matière d’atténuation des changements climatiques et s’associent pour mettre en place à plus grande échelle des systèmes équitables de taxation du carbone, ou des dispositifs équivalents.

« Pour éviter qu’une telle catastrophe ne se reproduise, la communauté internationale doit agir dès maintenant, en constituant des stocks mondiaux de biens essentiels et d’équipements de protection, en finançant la recherche et en consolidant les systèmes de santé publique, et en mettant en place des dispositifs permettant d’aider efficacement les populations les plus démunies » a souligné la même source.

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