Groupe Bessa : Ali Benarbia font un espoir pour l’année 2018 pour réaliser de meilleurs résultats

Ali Benarbia, Directeur général adjoint du groupe Bessa : Des projets en bétons pour l’année 2019

En marge de l’ouverture de la 21eme édiction du Batimatec, nous avons rencontré le Directeur Général Adjoint du groupe Bessa, M.Ali Benarbia.

Le groupe Bessa, spécialisé entre autre dans la promotion immobilière, est l’un des acteurs les plus actifs en Algérie. Principalement dans la Capitale. En dépit de la crise économique, le Directeur général Adjoint du Groupe, Ali Benarbia font un espoir pour l’année 2018 pour réaliser de meilleurs résultats. Le DGA annonce à challenges Algerie , à l’occasion de la 21édition du Batimatec, un programme de réalisation considérable. Il s’agit de livrer plus de 1 000 logements à Alger, de livrer plus de 1 500 logements répartis sur Draria, Birkhadem, Ouled Fayet, SIDI yahia et Hydra.

D’après Ali Benarbia, le Groupe compte livrer plus de 2 000 unités en 2019. Il prévoit d’étendre son champ de réalisation afin de toucher les villes mitoyennes d’Alger. Le Groupe Bessa compte étendre ses activités à la Wilaya de Tipaza. A Bou-Ismail, plus précisément.

Challenges Algérie : Vous êtes présents au salon BATIMATEC depuis des années. Qu’attendez-vous de cette édition ?
Le Batimatec est devenu depuis plusieurs années le salon international incontournable pour les opérateurs du secteur. Il est l’un des plus importants sur notre continent. Pour preuve, nous sommes sponsors de ce Salon organisé en partenariat entre la SAFEX et BATIMATEC Expo. Après des années d’existence, il est devenu l’un des plus grands événements internationaux du marché de la construction dans la région. Il est considéré par les spécialistes et les acteurs du secteur une vraie plateforme d’échange d’expérience, de technologie et de savoir-faire dans la filière les filières connexes.

Ali Benarbia : Pourquoi le groupe a choisi de se positionner sur le segment du haut Standing ?
D’abord, il faut savoir que notre choix de se positionner sur le segment, ou la formule du haut standing, est liée à notre place économique en qualité de promoteur potentiel très solvable. La notoriété acquise au fil des années, ainsi que la recherche et l’innovation permanentes, nous ont propulsés pour avoir d’autres parts dans un marché en pleine effervescence avec une concurrence très rude et souvent déloyale.

Aussi, il faut savoir que le secteur connait une crise depuis quelques années, cette situation risque de perdurer davantage seulement, nous sommes convaincus et croyons à la nécessité de la promotion immobilière et plus précisément avec cette formule, le haut standing, que nos futurs villes ont besoin pour agréer un cadre de vie à nos concitoyens qui rêvent d’y vivre, et le rêve c’est l’avenir.

Et la réalité des prix ?
Après une décennie de flambée des prix, le marché de l’immobilier se calme en Algérie. Victime de ses excès, fragilisé par la morosité économique et les multiples programmes publics de l’habitat qui ont vu le jour, il pourrait subir une décrue plus brutale que prévu.
En effet, depuis le début de l’année, le marché de l’immobilier enregistre un ralentissement qui se traduit par un début de réduction des prix proposés aussi bien par les propriétaires que par les promoteurs immobiliers, alors que la location gagne, en revanche, du terrain.
Selon le FNAI, les prix du logement ont connu depuis le début de l’année 2018 une baisse de 10%. Si la situation persiste, cette baisse pourrait être de l’ordre de 30 à 40% d’ici à quelques mois, selon la même source. Cette tendance baissière représente un ajustement naturel des prix qui ont atteint des seuils exagérément élevés, au point de provoquer une baisse brutale de la demande.

On dit que le prix du mètre carré à Alger est parfois plus cher que certaines grandes villes et capitales européennes. Quel est votre commentaire sur ce point ?
En effet, en dépit de cette constante, Ces prix devraient connaître une baisse sensible dans les prochaines années. Cette baisse est provoquée par les différents programmes de logements lancés par le gouvernement. Beaucoup de demandeurs de logement optent pour la location, au détriment de l’acquisition.

Les projets de réalisation de logements (AADL, LPP…) ont eu un impact certain sur l’activité des promoteurs immobiliers privés. Les programmes publics ont poussé certains promoteurs privés à baisser leur cadence.

Un logement coûte actuellement, en moyenne, une fois et demie sa valeur réelle. Il y a dix ans, il coutait deux fois moins.

Dans la plupart des pays du monde, le prix du terrain représente 30% de la valeur du bâti. Algérie, le terrain coûte jusqu’à deux fois le prix du bâti à cause de la spéculation. Avec les prix des matériaux de construction qui se stabilisent relativement et la spéculation qui s’amenuise, ce sera difficile pour les intrus.

Avec la nouvelle politique du gouvernement orientée vers la production massive de logements, le marché de l’immobilier prendra un coup dur à l’avenir. Le gouvernement avait assuré que la crise du logement prendra fin en 2019. L’Exécutif a promis le règlement définitif de la crise avant la fin du quinquennat. Si cet objectif est atteint, les Algériens vont se rabattre sur la location. L’option prise par les pouvoirs publics sert de tamis, permettant d’assainir pour distinguer les vrais professionnels. Ceux qui resteront dans la scène.

Peut-on connaitre les résultats du Groupe en 2017 et les prévisions pour 2018 ?

Notre chiffre d’affaire est très significatif, il reste un indicateur pour évaluer la performance d’une société, pour les entreprises qui activent dans l’immobilier, il faut lui indexer d’autre paramètres, car, en général la réalisation d’un projet se fait durant deux exercices et plus, et le chiffre d’affaire est la corrélation de trois composantes : les quantités de produits ou service vendus, Le nombre de produits ou d’offres et prix. Mais, pour faire progresser un chiffre d’affaires, il faudra donc pouvoir faire varier ses trois composantes, les quantités de produits ou services vendus se comptabilisent lors du transfert de propriété à la fin du projet, cet état de fait, fait ressortir des incohérences et de très grands écarts entre des exercices successifs. C’est pour cela, je préfère que des évaluations soient basées sur la valeur ajoutée, et la production stockée.

Quelle est la part d’intégration dans des réalisations du groupe Bessa ?
Elle est importante. Plus de 80 % des matériaux de construction utilisés sont fabriqués localement. Le recours aux produits importés se limite à la céramique, les portes, les sanitaires, la robinetterie, et les kits de cuisines. Avec les nouvelles mesures restrictives prises par les pouvoirs publics concernant les importations, la qualité des logements risque d’être affectée. Mais, si ces produits seront fabriqués localement avec la qualité requise nous optons pour le produit local sans hésitation.

Nous œuvrons à participer au développement national, afin de bâtir une économie nationale compétitive et de consolider nos parts de marché. Nous n’exportons pas nos logements, nos clients sont en grande partie des chefs d’entreprise et leurs cadres.

Est-ce que le groupe a intégré dans sa stratégie de construction la question écologique et des nouvelles technologies (domotique/smart home) ?
Dans la mesure où les normes de la construction sous d’autres cieux tendent de plus en plus à imposer une bonne gestion de l’énergie, l’introduction des nouvelles technologies dans l’habitat offre des solutions pour la maîtrise de l’énergie, qui permettent également d’assurer un confort amélioré dans la maison. Que l’on parle de domotique, d’habitat communiquant ou de maison intelligente, il semblerait qu’aujourd’hui, notre groupe à l’instar d’autres promoteurs immobiliers s’intéresse de plus en plus aux moyens d’améliorer le confort et la communication à l’intérieur des maisons que nous construisons.

Il est aujourd’hui possible de mettre en réseau les appareils électriques de la maison et de proposer aux habitants un contrôle intelligent et programmable du chauffage, des ouvertures de fenêtres et des portes, de l’éclairage, des alarmes, des prises électriques, etc.

Par l’intermédiaire d’une centrale de commande, on peut contrôler et automatiser les systèmes et équipements de la maison, sur place ou même à distance avec un Smartphone, un ordinateur ou une tablette.

Dans la mesure où les normes de la construction tendent de plus en plus à imposer une bonne gestion de l’énergie, l’introduction des nouvelles technologies dans l’habitat offre des solutions pour la maîtrise de l’énergie, qui permettent également d’assurer un confort amélioré dans la maison.

Le secteur des travaux publics connait ces dernières années une crise sans précédent, en raison d’une baisse de la commande publique. Comment le groupe a réagi devant cette situation de crise ?
Le secteur du BTPH traverse une crise conjoncturelle. Car la santé du BTPH tenant compte de ses ressources qui proviennent en majorité de la commande publique. Cette crise affecte de manière indirecte le secteur donc les opérateurs du moment qu’on fait partie de la boucle économique.

Il est utile de préciser que le gros de la clientèle Groupe Bessa est issu du monde de l’Entreprise. Nos clients sont des chefs et des cadres des entreprises. Il est clair que quand ces derniers traversent une crise qui les affecte automatiquement. Mais la chose économique s’améliore à la faveur du prix du baril en nette une évolution. , ce qui permettra à notre pays d’être Cette nouvelle donne permet au pays de se retrouver dans plus au moins dans une confortable. Toutefois, il est temps de faire toutes les réformes courageuses et nécessaires pour diversifier l’activité économique et sortir de cette dépendance ô combien nuisible et préjudiciable.

Que pensez-vous de ce nouveau concept de smart city ?
Au risque de me répéter, ce concept est très facile, nous avons toutes les compétences humaines pour y parvenir, ça doit commencer par des smart home, ce qui existe déjà chez nous, installer par des start-up crées par des jeunes Algériens qu’il faut encourager, ce concept a été installé dans des logements sociaux à travers tout le pays par ces jeunes Algériens qui ont beaucoup de génie et qu’il faut juste encourager et accompagner, loin de l’assistanat démagogique.

Le foncier selon les spécialistes demeure le plus grand souci pour les promoteurs immobilier ?
C’est vrai ! Un promoteur immobilier est un acteur économique, le foncier est le facteur principal qui entre dans le logement, l’état peut mettre à sa disposition le foncier pour la réalisation d’un programme public, mais pour le programme haut standing, l’état peut dégager des assiettes foncières appartenant au domaine privé de l’état, pour l’embellissement et l’égaiement de nos quartiers et nos villes, mais sans bradage. En somme, Le groupe Bessa se base dans ses projets sur des études d’opportunité et de faisabilité modernes comme cela se fait en Europe et en Amérique du nord.