Les Bourses européennes finissent encore dans le vert avant l’inflation américaine

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Les Bourses européennes ont terminé en hausse lundi, tirées par les valeurs bancaires, tandis qu’à Wall Street, la tendance positive à la mi-séance est emmenée par les groupes liés à l’énergie et ceux des nouvelles technologies, dans un contexte d’appétit pour le risque à la veille de la publication des chiffres mensuels de l’inflation américaine.

À Paris, le CAC 40 a terminé sur un gain de 1,95% à 6.333,59 points. Le Footsie britannique a avancé de 1,66% et le Dax allemand de 2,4%.

L’indice EuroStoxx 50 a pris 2,14%, le FTSEurofirst 300 1,7% et le Stoxx 600 1,76%.

En Europe, le secteur bancaire, qui a gagné en séance jusqu’à 3,5%, au plus haut depuis le 22 juin, a largement contribué à la poursuite de la remontée des marchés d’actions, une séquence entamée jeudi après l’annonce par la Banque centrale européenne (BCE) d’un relèvement de ses taux d’intérêt de 75 points de base afin de lutter contre l’inflation.

Depuis cette mesure sans précédent en zone euro, plusieurs responsables de la BCE, à l’image de Joachim Nagel, président de la Bundesbank, ont continué de plaider en faveur d’un nouveau resserrement marqué le mois prochain.

Aux Etats-Unis, où les investisseurs spéculent sur une hausse de 50 points ou de 75 points lors de la réunion la semaine prochaine de la Réserve fédérale américaine (Fed), les regards sont tournés vers les chiffres des prix à la consommation qui seront publiés mardi.

Une baisse de l’inflation pourrait inciter la Fed à ralentir le rythme de la hausse de ses taux, un espoir qui soutient lundi les valeurs technologiques et de croissance.

Les nouveaux gains territoriaux des forces ukrainiennes face aux Russes ont également participé à la remontée du moral des investisseurs.

« L’Ukraine met désormais la Russie sur la défensive et reprend une grande partie du territoire qui avait été perdu, c’est encourageant pour les investisseurs dans le monde car cela laisse supposer qu’un cessez-le-feu pourrait avoir lieu peut-être plus rapidement que prévu », a commenté Sam Stovall, stratège investissements chez CFRA Research.

VALEURS EN EUROPE
Tous les principaux secteurs du Stoxx 600 ont fini dans le vert, le compartiment bancaire (+3,14%) affichant l’une des plus fortes progressions avec la remontée du coût du crédit.

BNP Paribas a avancé de 3,86%, Société générale de 2,44%, Deutsche Bank de 3,18% et Unicredit de 2,31%.

Les ressources de base (+2,35%), la distribution (+4,48%) et l’automobile (+4,48%) ont pour leur part profité de l’appétit pour le risque.

Dans l’actualité des entreprises, le groupe de maisons de retraite Orpea a chuté de 21,54% en raison d’un avertissement sur sa marge brute d’exploitation pour le second semestre, tandis qu’Electrolux (+1,5%) a été porté par l’annonce d’un plan d’économies.

L’assureur Swiss Re a gagné 2,58%, le groupe ayant déclaré s’attendre à une augmentation des cotisations dans un contexte de demande accrue de protection contre les risques.

A WALL STREET
Au moment de la clôture en Europe, le Dow Jones avance de 0,41%, le Standard & Poor’s 500 de 0,56% et le Nasdaq de 0,54 %, les indices étant à un sommet de plus de deux semaines avant les chiffres de l’inflation américaine.

Les poids lourds des nouvelles technologies comme Amazon, Tesla et Apple gagnent respectivement de 1,29%, 0,67% et 2,88%.

Le secteur des semi-conducteurs est cependant chahuté par une information de Reuters selon laquelle Washington va étendre sa liste des firmes ne pouvant pas vendre à la Chine certaines puces dédiées à l’intelligence artificielle. Nvidia cède 1,16%, Advanced Micro Devices (AMD) 2,12% et Applied Materials 1,10%.

Bristol-Myers Squibb, en hausse de 4,93%, est soutenu par le feu vert de la FDA à son traitement oral contre le psoriasis en plaques chez les adultes.

CHANGES
L’euro, tiré par les anticipations d’une nouvelle forte hausse des taux de la BCE, a touché lundi en séance son plus haut niveau depuis le 17 août à 1,0198 dollar, contre un creux de 20 ans la semaine dernière à 0,9862.

Le dollar, en repli de 0,72% face à un panier de devises de référence, est à un creux de deux semaines, avant l’inflation américaine.

La livre sterling, quant à elle, est tombée lundi à son plus bas niveau depuis début 2021 face à l’euro, à 87,215 pence, pénalisée par la contraction surprise, à -0,2%, du PIB britannique en juillet.

TAUX
Les rendements obligataires en Europe, volatils pendant une partie de la séance, ont fini en baisse: celui du Bund allemand à dix ans, référence pour la zone euro, a cédé près de six points de base à 1,64% après avoir touché la semaine dernière un sommet depuis la mi-juin à presque 1,8%.

Les rendements des bons du Trésor américain à dix ans et deux ans reculent légèrement à respectivement 3,3079% et 3,5506% après leur forte hausse de la semaine dernière.

PÉTROLE
Les incertitudes sur la relance de l’accord sur le nucléaire iranien, qui permettrait à Téhéran de reprendre ses exportations de brut, soutiennent le marché pétrolier. La France, la Grande-Bretagne et l’Allemagne ont déclaré samedi avoir de « sérieux doutes » sur les intentions de l’Iran concernant la relance de cet accord, qui date de 2015.

Le Brent prend 2,36% à 95,03 dollars le baril et le brut léger américain (West Texas Intermediate, WTI) gagne 2,27% à 88,76 dollars.

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