La République tunisienne et la Banque africaine de développement (BAD) ont signé deux accords de garantie destinés à mobiliser des financements multilatéraux en faveur d’infrastructures jugées critiques. L’enveloppe cumulée représente l’équivalent d’environ 698 millions de dinars (MD) et bénéficie à deux entreprises publiques : la Société nationale d’exploitation et de distribution des eaux (SONEDE) et le Groupe Chimique Tunisien (GCT).
Deux projets, 698 MD pour des infrastructures critiques
Le premier financement, destiné à la SONEDE, s’élève à 111,5 millions d’euros, soit environ 377 MD. Le second, en faveur du GCT, atteint 110 millions de dollars, soit environ 321 MD. Les deux opérations relèvent d’une même logique : soutenir des outils publics dont dépendent à la fois les besoins essentiels de la population et la performance économique du pays.
SONEDE : réduire les pertes d’eau et la facture énergétique
Le projet SONEDE vise l’amélioration du rendement technique et énergétique du réseau d’eau potable du Grand Tunis. Concrètement, il s’agit de réduire les pertes d’eau sur le réseau et d’optimiser sa consommation d’énergie.
L’enjeu est d’autant plus concret que le Grand Tunis est la région la plus densément peuplée du pays. Chaque point de rendement gagné sur le réseau y a un effet direct sur la disponibilité de l’eau et sur les coûts d’exploitation de l’opérateur.
GCT : moderniser les unités et se mettre aux normes
Le projet GCT porte sur la réhabilitation environnementale et la modernisation des unités de production du groupe. Ce financement doit permettre de mettre les installations en conformité avec les normes environnementales internationales et d’améliorer l’efficacité industrielle.
Pour cette entreprise publique stratégique, ces deux volets sont un prérequis : ils conditionnent la pérennité de l’activité et sa compétitivité à l’export.
Ce qu’il faut retenir
Au-delà des montants, ces accords illustrent le rôle de la BAD dans le financement d’actifs publics à forte portée économique et environnementale. Le calendrier de mise en œuvre et les résultats attendus sur les pertes d’eau et la conformité environnementale seront les indicateurs à suivre.
