Un PNB de 289,1 MDT, tiré par le portefeuille-titres
Le PNB mesure la richesse que la banque dégage de son activité : marges d’intérêt, commissions et revenus de placement. Sur neuf mois, il gagne 28,9 MDT. Sur le seul troisième trimestre, la progression atteint 11,6 %, un rythme légèrement supérieur à celui du cumul.
La hausse n’est pas répartie également entre les métiers. Le portefeuille-titres en fournit à lui seul 20,8 MDT, soit environ 72 % de l’augmentation totale. Il pèse désormais 32,7 % du PNB, contre 28,3 % un an plus tôt.
Marge d’intérêt, commissions, titres : trois moteurs, trois rythmes
- Marge d’intérêt : 144,6 MDT, contre 141,3 MDT (+2,3 %). Elle reste la première source de revenus, mais progresse le plus lentement.
- Marge sur commissions : 50,1 MDT, contre 45,3 MDT (+10,6 %).
- Revenus du portefeuille-titres : 94,4 MDT, contre 73,6 MDT (+28,2 %).
Ces marges sont calculées nettes des intérêts et commissions encourus. Le PNB de l’UBCI repose donc de moins en moins sur le seul métier d’intermédiation et de plus en plus sur ses placements.
Charges maîtrisées : le RBE gagne 25,4 %
Les charges opératoires s’établissent à 190,6 MDT, en hausse de 4,9 %. Le PNB progressant plus de deux fois plus vite, l’écart se transforme en résultat. Le RBE, qui correspond au PNB diminué des charges opératoires, atteint 98,5 MDT, contre 78,6 MDT à fin septembre 2025. Au troisième trimestre pris isolément, il bondit de 60,0 %.
Le coefficient d’exploitation, qui indique la part du PNB absorbée par les coûts, recule à 65,9 %, contre 69,8 % un an plus tôt. La banque gagne ainsi 3,9 points d’efficacité.
Des frais de personnel en hausse, des frais généraux en repli
Le détail des charges montre deux trajectoires opposées :
- Frais de personnel : 122,7 MDT (+8,1 %), soit un peu plus de 64 % des charges opératoires.
- Charges générales d’exploitation : 51,1 MDT (−1,7 %).
- Autres charges, calculées par différence : 16,7 MDT (+4,0 %).
La masse salariale concentre donc l’essentiel de la hausse des coûts, tandis que les frais généraux reculent.
Dépôts en progression, crédits plus mesurés
Au 30 septembre 2026, les dépôts de la clientèle atteignent 4 300,5 MDT, contre 3 960,5 MDT un an plus tôt. La collecte progresse de 340,0 MDT, soit +8,6 %. Les dépôts à vue gagnent 9,1 % et les dépôts d’épargne 9,0 %. Les dépôts à terme et autres ressources avancent de 6,6 %.
Les crédits à la clientèle s’élèvent à 3 864,1 MDT, contre 3 649,5 MDT (+5,9 %, soit 214,5 MDT de plus). Le ratio crédits/dépôts ressort à 89,9 %. La collecte progresse donc plus vite que les emplois.
263,3 MDT d’emprunts et ressources spéciales
Les emprunts et ressources spéciales totalisent 263,3 MDT, contre 45,4 MDT un an auparavant, soit un écart d’environ 218 MDT. Cette hausse s’explique par deux emprunts subordonnés (120 MDT) et deux emprunts sur ressources spéciales (95 MDT). Ces levées renforcent les ressources longues de la banque.
Ce qu’il faut retenir, et ce qu’il reste à vérifier
Le trimestre repose sur deux éléments : un PNB soutenu par les titres et un contrôle des charges, qui améliore la rentabilité d’exploitation. La banque devra confirmer que la contribution du portefeuille-titres, désormais à près d’un tiers du PNB, s’inscrit dans la durée. La marge d’intérêt, plus lente, mérite aussi d’être suivie.
La publication des états financiers complets et leur examen par les commissaires aux comptes permettront de confirmer ces tendances. Cet article est fourni à titre d’information et ne constitue ni un conseil en investissement ni une recommandation d’achat ou de vente.
