Les Bourses européennes ont terminé en hausse après les élections allemandes

Les Bourses européennes ont terminé en hausse lundi, rassurées par l’issue des élections fédérales allemandes, tandis qu’à Wall Street les indices évoluaient en ordre dispersé à la mi-séance, pénalisés essentiellement par les poids lourds de la technologie.

À Paris, le CAC 40 a terminé sur un gain de 0,19% à 6.650,91 points. Le Footsie britannique a pris 0,17% et le Dax allemand 0,27%.

L’indice EuroStoxx 50 a avancé de 0,17%. Le FTSEurofirst 300 a en revanche reculé de 0,04% et le Stoxx 600 de 0,19%.

Sur le plan politique, le Parti social-démocrate (SPD), arrivé en tête lors des élections législatives allemandes dimanche, a annoncé lundi vouloir former une coalition avec les Verts et les libéraux démocrates du FDP.

Cette annonce a rassuré les investisseurs à la fois par la perspective de voir les libéraux démocrates entrer au gouvernement et par l’apparente mise à l’écart du parti de gauche Die Linke dans les consultations sur la formation d’une coalition.

Autre bonne nouvelle: l’accalmie, au moins provisoire, sur le dossier du géant immobilier chinois Evergrande, dont un éventuel défaut suscite des craintes de contagion sur le système financier, a éloigné l’aversion au risque sur les marchés d’actions.

La poursuite de la remontée des cours du pétrole, pour la cinquième séance d’affilée, sur fond de tensions sur l’offre dans un contexte de reprise de la demande mondiale, a profité aux valeurs pétrolières.

Le Brent gagne 1,68% à 79,42 dollars le baril et le brut léger américain (West Texas Intermediate, WTI) prend 1,82% à 75,34 dollars.

La banque américaine Goldman Sachs a relevé sa prévision de prix du Brent pour la fin de l’année à 90 dollars, soit dix dollars de plus qu’auparavant.

A WALL STREET
Au moment de la clôture en Europe, le Dow Jones avançait de 0,35%, soutenu par le compartiment bancaire en progression de 2,17%. Le Standard & Poor’s 500 % et le Nasdaq reculaient en revanche de respectivement 0,29% et 0,68%.

Aux yeux des investisseurs, la perspective d’un resserrement progressif de la politique monétaire de la Réserve fédérale américaine témoigne de la solidité de la reprise de l’économie des Etats-Unis.

Ces derniers délaissent donc le compartiment technologique au profit des valeurs sensibles à la conjoncture. Caterpillar, considéré comme le baromètre de l’économie, gagne ainsi 2,31%, tandis qu’Apple, Facebook, Alphabet, Microsoft ou encore Amazon abandonnent respectivement 1,47%, 0,47%, 0,74%, 1,88% et 1,47%. Le secteur technologique est aussi affecté par l’annonce d’une pénurie d’électricité en Chine qui pourrait peser sur la production.

A la hausse, les valeurs pétrolières, comme Exxon Mobil et Chevron, Schlumberger ou encore Halliburton, s’adjugent entre 2,5% et 5,7%.

Le secteur financier et celui de l’énergie se démarquent avec des gains respectivement de 1,26% et 3,45%.

VALEURS
En Europe, la hausse de l’or noir se reflète également sur l’indice sectoriel du Stoxx qui s’est adjugé 2,83%.

À Paris, TotalEnergies, qui a dit tabler sur l’hypothèse d’un pic de demande de pétrole avant 2030, a gagné 3,43% [L8N2QT3GO]. Vallourec a pris 4,87% et TechnipFMC 6,50%. Ailleurs en Europe, Dutch Shell et BP ont progressé respectivement de 4,47% et 3,46%.

A Londres, Rolls-Royce s’est envolé de 11,30% pour finir en tête du Stoxx 600. Le groupe a bénéficié à la fois du relèvement de l’objectif de cours de Morgan Stanley, de l’obtention d’un contrat de motorisation de la flotte de bombardier B52 de l’armée de l’air américaine et de l’annonce de la cession de sa filiale ITP Aero pour 1,7 milliard de livres, ce qui lui permettra d’atteindre son objectif de cessions de deux milliards de livres. [L8N2QT35M]

A Francfort, le groupe immobilier allemand Vonovia a pris 1,82%, malgré le vote des habitants de Berlin en faveur d’une expropriation des grands promoteurs immobiliers pour limiter la hausse des loyers.

Sur le SBF 120, l’équipementier automobile Plastic Omnium (-3,48%) a lui été sanctionné pour avoir abaissé ses prévisions annuelles dans un contexte de pénurie de semi-conducteurs.

CHANGES
Sur le marché des changes, la hausse des rendements des Treasuries profite au dollar, dont l’indice mesurant les fluctuations face aux autres grandes devises gagne près de 0,1%.

L’euro, en repli de 0,11%, tombe sous 1,17 dollar, alors qu’une intervention de Christine Lagarde, la présidente de la Banque centrale européenne, est prévue mardi au forum des banques centrales organisé par l’institution de Francfort.

TAUX
Sur le marché obligataire, le rendement du dix ans américain progresse de près de deux points de base à 1,4819%, poursuivant sur sa lancée de la semaine dernière, dans la perspective d’un resserrement progressif de la politique monétaire de la Réserve fédérale américaine.

Celui du Bund allemand à dix ans a fini pratiquement stable à -0,2250%, tout comme son équivalent français.

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