À l’heure où les familles maghrébines bouclent cartables et emplois du temps, un autre inventaire de rentrée reste largement ignoré : celui des appareils numériques. Nouveau téléphone, compte sur l’espace numérique de travail (ENT), groupe de classe créé sur WhatsApp — chaque rentrée multiplie les points d’entrée numériques dans la vie d’un enfant, sans que la vigilance des parents suive au même rythme.
L’éducation, secteur le plus visé au monde par les cyberattaques
Le secteur de l’éducation reste, à l’échelle mondiale, l’une des cibles favorites des cybercriminels. Selon les données publiées par Check Point Research, il a enregistré en moyenne 4 848 attaques par semaine en juillet 2026, en hausse de 14 % sur un an — un niveau supérieur à celui de secteurs pourtant jugés plus sensibles, comme la santé ou la finance. La période de rentrée, marquée par un pic d’inscriptions et de paiements en ligne, coïncide historiquement avec une recrudescence des arnaques : faux frais de scolarité, faux sites de fournitures scolaires, fausses annonces de bourses.
Ce que la rentrée change vraiment dans la vie numérique d’un enfant
Pour une famille, le risque déborde largement le cadre de l’établissement scolaire. Un nouvel appareil offert pour l’occasion, un compte créé sur un réseau social, un groupe de classe ouvert sans aucune modération : chacun de ces gestes, anodins en apparence, peut exposer un enfant à son insu.
Trois réglages à faire avant d’offrir un smartphone
Les experts en cybersécurité recommandent quelques réflexes simples avant de remettre un appareil à un enfant : activer un compte privé par défaut sur les réseaux sociaux, désactiver la géolocalisation sur les applications qui n’en ont pas l’usage, et éviter de réutiliser le même mot de passe sur plusieurs comptes. Trois minutes suffisent — mais l’urgence de la rentrée les relègue souvent au second plan.
ESET : la technologie ne remplace pas le dialogue en famille
Plusieurs éditeurs de solutions de sécurité intègrent aujourd’hui des fonctions de contrôle parental directement dans leurs suites grand public. C’est le cas d’ESET, dont la suite ESET HOME Security Essential propose une restriction des contenus par catégorie et par appareil, pensée pour accompagner les usages numériques des enfants sans reposer sur une surveillance permanente.
Mais pour ESET, la sécurité des enfants en ligne ne se joue pas uniquement sur les paramètres techniques : elle repose avant tout sur la capacité des parents à ouvrir le dialogue autour des usages numériques — un rappel utile à l’heure où la rentrée redevient, chaque année, une fenêtre d’opportunité pour les cybercriminels.
