Les Bourses européennes enchaînent une quatrième séance d’affilée dans le rouge

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Les Bourses européennes ont terminé en baisse mercredi à l’issue d’une séance volatile tandis que Wall Street reculait également en fin de matinée à New York, les investisseurs continuant de faire preuve de prudence après les prévisions pessimistes de plusieurs grandes banques américaines sur l’évolution de l’économie des Etats-Unis.

À Paris, le CAC 40 a terminé en repli de 0,41% à 6.660,59 points. Le Footsie britannique a cédé 0,43% et le Dax allemand 0,57%.

L’indice EuroStoxx 50 a reflué de 0,46%, le FTSEurofirst 300 de 0,64%. Le Stoxx 600 a clôturé en baisse de 0,62% pour une quatrième séance d’affilée dans le rouge.

L’annonce par la Chine de dix nouvelles mesures d’assouplissement des restrictions sanitaires après des manifestations inédites contre sa politique « zéro COVID » n’a pas suffi à ramener l’appétit sur les actifs risqués.

A une semaine de la réunion de politique monétaire de la Réserve fédérale américaine (Fed) et celle de la Banque centrale européenne (BCE) les craintes sur les taux et l’évolution de la conjoncture ont dominé les échanges.

D’autant que la Banque du Canada a surpris ce mercredi en relevant ses taux de 50 points de base à 4,25%, le niveau le plus élevé en près de 15 ans. Mais elle a laissé entendre que le cycle de resserrement monétaire au Canada touchait bientôt à sa fin.

Côté prévisions économiques, les dirigeants de Goldman Sachs, JPMorgan Chase et Bank of America ont prévenu mardi que l’inflation allait peser sur le pouvoir d’achat des consommateurs l’an prochain et qu’une récession était probable aux Etats-Unis, ce qui a continué d’alimenter la prudence sur les marchés financiers.

L’indice CBOE mesurant la volatilité est monté en séance aux Etats-Unis à un plus haut de deux semaines, à 23 points, et son équivalent européen a fini sur un gain de 5,85% à 22,02 points.

VALEURS EN EUROPE
Parmi les grands secteurs de la cote européenne, le compartiment de la santé s’est distingué avec une hausse de 0,7% grâce notamment à Sanofi (+6,10%) et GSK (+7,53%) qui ont bénéficié d’une décision de justice sur le Zantac, un traitement de l’acidité gastrique accusé d’être cancérigène.

A l’opposé, le compartiment des ressources de base (-1,66%) et celui de l’énergie (-1,96%) ont été pénalisés par les craintes sur la conjoncture mondiale: les pétroliers TotalEnergies (-2,04%), BP (-2,24%) et Eni (-1,51%), ainsi que les groupes miniers Anglo American (-1,639%), Glencore (-2,84%), Rio Tinto (-1,12%) et Eramet (-1,34%) ont fini dans le rouge.

Dans les autres secteurs, Airbus a reculé de 2,2% après l’annonce de l’annulation de ses prévisions de livraisons d’avions pour cette année, tandis que Renault a clôturé en baisse de 0,62% après l’annonce du départ de la directrice générale de la marque de nouvelles mobilités du groupe, Clotilde Delbos.

A WALL STREET
Au moment de la clôture en Europe, le Dow Jones recule de 0,03%, le Standard & Poor’s 500 de 0,21% et le Nasdaq de 0,54%.

Quatre seulement des 11 principaux secteurs du S&P-500 sont dans le vert, la santé (+0,63%) étant en tête tandis que les nouvelles technologies (-0,67%) accusent la plus forte baisse.

Aux valeurs Tesla, toujours affecté par les craintes d’une baisse de sa production dans son usine de Shanghaï, reflue pour la troisième séance d’affilée, de 3,90%.

Apple abandonne 1,38%, Morgan Stanley ayant réduit son objectif des livraisons d’iPhone en décembre en raison des déboires en Chine de Foxconn, le sous-traitant du groupe à la pomme.

LES INDICATEURS DU JOUR
La croissance économique dans la zone euro au troisième trimestre a cependant été plus soutenue qu’annoncé précédemment, de 0,3% par rapport au deuxième trimestre et de 2,3% sur un an, montrent les données d’Eurostat.

En Allemagne, la production industrielle s’est contractée en octobre, de 0,1%.

Le déficit de la balance commerciale de la France est ressortie en octobre à -12,15 milliards d’euros.

Les importations et les exportations chinoises ont affiché en novembre un repli plus marqué que prévu dans un contexte de baisse de la demande mondiale et d’épidémie de COVID-19, selon les données officielles.

CHANGES
Aux changes, le dollar recule de 0,35% face à un panier de devises de référence alors que les cambistes évaluent les incertitudes pesant sur l’économie.

L’euro, volatil, remonte à 1,0499 dollar (+0,29%) après avoir reflué en matinée.

TAUX
Les rendements obligataires en Europe ont fini en baisse après une enquête de la BCE qui montre que les anticipations d’inflation des consommateurs dans la zone euro dans 12 mois ont encore été revues à la hausse en octobre tandis que celles à un horizon de trois ans sont restées inchangées.

Le rendement du Bund allemand à dix ans a reculé de 1,2 point de base, à 1,78%, et celui à deux ans a abandonné 4,1 points, à 2,01%.

Le rendement des emprunts d’Etat américains à dix ans, de son côté cède environ cinq points, à 3,46%, et celui à deux ans 7,3 points, à 4,35%.

PÉTROLE
Les cours pétroliers reculent en raison d’une hausse inattendue des stocks de brut aux Etats-Unis alors que les incertitudes sur l’économie pèsent déjà sur la demande.

Le Brent abandonne 1,61% à 78,07 dollars le baril après avoir reflué en séance à 77,7 dollars, au plus bas depuis le 3 janvier.

Le brut léger américain (West Texas Intermediate, WTI) cède 2,06% à 72,72 dollars le baril.

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