L’Ambassade du Japon en Tunisie a annoncé la nouvelle mercredi. Le projet de parc éolien terrestre d’El Fahs, dans le gouvernorat de Zaghouan, vient d’être sélectionné. Il bénéficiera d’une subvention du gouvernement japonais.
Cette aide s’inscrit dans le cadre du Mécanisme d’échange de crédits carbone (MCC). Ce dispositif repose sur l’article 6 de l’Accord de Paris. Il permet aux pays signataires de coopérer pour atteindre leurs objectifs climatiques, via des transferts de crédits carbone.
Un consortium nippo-norvégien aux commandes
Le parc éolien d’El Fahs affichera une capacité de 75 mégawatts (MW). Il sera développé par une coentreprise associant deux acteurs internationaux de l’énergie.
D’un côté, le japonais Eurus Energy Holdings Corporation. Il agira comme entité bénéficiaire du MCC. De l’autre, le norvégien Scatec.
Ce projet marque une étape symbolique. Il s’agit du tout premier parc éolien approuvé au titre du MCC en Tunisie. C’est aussi le cinquième projet déployé sous ce dispositif dans le pays, tous types de production confondus.
Près de 90 000 tonnes de CO2 évitées chaque année
Sur le plan environnemental, les retombées sont concrètes. Les installations d’El Fahs devraient réduire les émissions de gaz à effet de serre de 88 367 tonnes de CO2 par an.
Ce volume équivaut aux émissions annuelles de plusieurs dizaines de milliers de véhicules particuliers. Une contribution qui s’ajoute aux efforts déjà engagés par la Tunisie pour verdir son mix énergétique.
Le MCC, un mécanisme déjà à l’œuvre en Tunisie
Le Mécanisme d’échange de crédits carbone n’en est pas à son coup d’essai en Tunisie. En avril 2026, il avait déjà permis la mise en service de deux centrales photovoltaïques. Chacune affichait une capacité de 50 MW, à Tozeur et à Sidi Bouzid.
D’autres chantiers solaires sont en cours. Un projet de 100 MW est en développement à Sidi Bouzid. Un autre, de 130 MW, a été sélectionné à Gabès en février 2026.
Emploi et transition énergétique : des retombées encore limitées mais réelles
Ces projets ne se limitent pas à l’environnement. Ils contribuent aussi à la création d’emplois locaux, même si l’impact reste encore limité.
Cet effet se fait sentir pendant la construction. Il se poursuit ensuite avec les activités d’exploitation et de maintenance. Plus largement, ces initiatives renforcent la capacité de production d’énergies renouvelables du pays et accélèrent sa transition énergétique nationale.
