Les Bourses européennes finissent dans le rouge, le COVID-19 en Chine inquiète

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Les actions en Europe ont terminé en baisse lundi et Wall Street reculait rouge en fin de matinée à New York, dans un contexte de regain d’aversion au risque lié à la recrudescence des cas de COVID-19 en Chine, ce qui fait monter le dollar et chuter le pétrole.

À Paris, le CAC 40 a fini en repli de 0,15% à 6.634,45 points. Le Footsie britannique a abandonné 0,12% et le Dax allemand a cédé 0,36%.

L’indice EuroStoxx 50 a reflué de 0,4%, le FTSEurofirst 300 et le Stoxx 600 ont tous deux fléchi de 0,06%.

Les marchés d’actions, qui avaient connu vendredi une embellie dans un contexte de reflux des craintes sur les taux, sont repartis à la baisse en attendant le compte rendu mercredi de la dernière réunion de politique monétaire de la Réserve fédérale américaine (Fed) et jeudi celui de la Banque centrale européenne (BCE), en l’absence d’indicateurs économiques majeurs au cours de cette séance.

La prudence a également été alimentée par la recrudescence de l’épidémie de COVID-19 en Chine, 26.824 nouveaux cas locaux ayant été recensés dimanche, soit un niveau proche du pic pandémique d’avril dernier. Cela a conduit les autorités à fermer les écoles à Pékin et à décréter de nouveaux confinements, notamment à Guangzhou, où résident près de 19 millions d’habitants.

Ces annonces ont douché l’espoir d’une accélération du récent assouplissement de la politique de « zéro-COVID » en Chine et font craindre un impact sur la demande et la production alors que les indices PMI « flash » mensuels seront publiés mercredi en Europe.

« Les marchés se dirigent vers les actifs refuge en raison des restrictions liées au COVID en Chine. On constate que la santé et les services aux collectivités sont en hausse tandis que les actions les plus sensibles à la Chine sont davantage vendues », note Patrick Armstrong, directeur des investissements chez Plurimi Wealth.

VALEURS EN EUROPE

En Europe, les secteurs exposés à la Chine comme les ressources de base (-1,56%), l’énergie (-2,78%), le transport et les loisirs (-0,58%) et le compartiment des biens et services industriels (-0,24%) ont figuré parmi les replis les plus importants. A l’opposé le secteur défensif de la santé (+1,01%) a affiché l’une des meilleures performances.

A Londres, les groupes miniers Anglo American, Glencore et Rio Tinto ont reflué de 1,76% à 2,32%, tandis qu’à Paris Eramet, ArcelorMittal et Vallourec ont perdu de 0,7%, à 12,83%, malgré la confirmation par ce dernier de ses perspectives pour cette année.

Compass a, lui, reflué de 1,43%, le numéro un mondial de la restauration collective ayant annoncé prévoir pour 2023 une marge opérationnelle inférieure aux attentes du marché.

Virgin Money s’est envolé de 14,93% après un bond de 43% de son bénéfice annuel.

A WALL STREET

Au moment de la clôture en Europe, le Dow Jones recule de 0,29%, le Standard & Poor’s 500 de 0,55% et le Nasdaq de 0,99%, les indices étant plombés par la chute du pétrole et l’évolution défavorable de la pandémie de COVID-19 en Chine.

Le compartiment de l’énergie chute de 4,23%, à son plus bas niveau en quatre semaines alors que le baril de Brent cède plus de 5%, en réaction à un article du Wall Street Journal selon lequel, sous la pression de Washington, l’Arabie saoudite et d’autres pays producteurs de pétrole discutent d’une augmentation d’un maximum de 500.000 barils par jour de la production de l’Opep+.

Les valeurs exposées à la Chine comme les opérateurs de casino Wynn Resorts, Las Vegas Sands ou encore MGM Resorts, et les groupes technologiques chinois cotés à New York tels qu’Alibaba, Pinduoduo et JD.com sont dans le rouge.

A la hausse, Walt Disney bondit de 6,51% à la faveur de l’annonce du retour de son ancien directeur général, Bob Iger, et de la démission de Bob Chapek, qui lui avait succédé à la tête du groupe en février 2020.

LES INDICATEURS DU JOUR

Les prix à la production en Allemagne ont reculé en octobre pour la première fois en deux ans et demi, de 4,2% sur un mois après un gain de 2,3% en septembre, principalement grâce au ralentissement des prix de l’énergie.

CHANGES

Sur le marché des changes, le regain d’aversion au risque profite au dollar qui prend 0,87% face à un panier de devises de référence.

« Tous les regards sont tournés vers la Chine aujourd’hui et sa politique zéro-COVID. Les traders redoutent que la Chine étende ses restrictions, ce qui pourrait ralentir la croissance », explique John Doyle de Monex USA.

L’euro, en repli de 0,85%, se traite à 1,0236 dollar, tandis que la livre sterling se négocie à 1,1792 dollar, en baisse de 0,78%.

TAUX

Les rendements obligataires en Europe ont fini en repli en raison des craintes sur l’évolution de la conjoncture économique et de la perspective d’une accalmie sur les taux d’intérêt. Philip Lane, économiste en chef de la BCE, a déclaré que les arguments en faveur d’une hausse de 75 points de base des taux de l’institut de Francfort avaient diminué.

Le rendement du Bund allemand à dix ans a perdu environ quatre points de base à 1,98% et celui à deux ans près de deux points à 2,08%.

Aux Etats-Unis, le rendement des bons du Trésor s’affiche en repli de trois points à 3,78% pour le dix ans , tandis que le deux ans est stable à 4,52%.

PÉTROLE

Les cours pétroliers creusent leurs pertes après les informations publiées par le Wall Street Journal sur une possible hausse de la production de l’Opep+, qui s’ajoutent aux inquiétudes sur la demande chinoise.

A la clôture des Bourses en Europe, le Brent abandonne 5,28% à 82,99 dollars le baril après avoir perdu jusqu’à cinq dollars en séance, au plus bas depuis début janvier. Le brut léger américain (West Texas Intermediate, WTI) cède 5,43% à 75,73 dollars le baril.

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