Zone euro: La Commission européenne abaisse ses prévisions de croissance en raison de la guerre en Ukraine

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Les conséquences de la guerre en Ukraine, notamment la flambée des prix de l’énergie, vont freiner la croissance économique de la zone euro cette année et en 2023, tout en portant l’inflation à un niveau historique, montrent les prévisions de la Commission européenne publiées lundi.

L’exécutif européen table désormais pour 2022 sur une croissance de 2,7% du produit intérieur brut (PIB) des 19 pays ayant adopté la monnaie unique, contre 4,0% prévus en février, peu avant l’invasion de l’Ukraine par la Russie.

Pour 2023, elle a abaisse sa prévision de croissance à 2,3% contre 2,7% auparavant.

« Avant le début de la guerre, les perspectives pour l’économie de l’Union européenne étaient celles d’une expansion durable et solide. Mais l’invasion de l’Ukraine par la Russie a soulevé de nouveaux défis, au moment même où l’UE s’était remise des répercussions économiques de la pandémie », a indiqué la Commission dans un communiqué.

« En exerçant de nouvelles pressions à la hausse sur les prix des produits de base, en provoquant de nouvelles ruptures dans les chaînes d’approvisionnements et en augmentant l’incertitude, la guerre accentue des facteurs défavorables préexistants à la croissance », a-t-elle ajouté.

L’inflation devrait atteindre 6,1% cette année d’après la Commission, un chiffre bien supérieur à l’objectif de 2,0% de la Banque centrale européenne (BCE) et bien plus élevé que sa précédente estimation, à 3,5%.

Malgré les dépenses publiques destinées à amortir la flambée des prix de l’énergie et à venir en aide aux millions de réfugiés en provenance d’Ukraine, le déficit des finances publiques à l’échelle de l’UE devrait reculer à 3,6% du PIB cette année, contre 4,7% en 2021, avec le retrait des mesures de soutien liés à la crise du COVID-19.

Il devrait atteindre 2,5% en 2023.

En zone euro, le déficit devrait être divisé par deux cette année par rapport à 2021, à 3,7% du PIB, et baisser encore l’an prochain, à 2,5%, tandis que le taux d’endettement public s’établirait à 94,7% du PIB, contre 97,4% en 2021, puis à 92,7% en 2023.

En dépit du ralentissement de la croissance économique, le chômage pour l’ensemble de la zone euro devrait continuer à baisser pour atteindre 7,3% cette année et 7,0% en 2023, après 7,7% en 2021.

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