La Tunisie a signé, le 7 juillet 2026, un accord de prêt élargi avec le Fonds Monétaire Arabe (FMA) d’un montant équivalent à environ 312 millions de dollars, soit 76,7 millions de dinars arabes de compte. La signature a réuni le gouverneur de la Banque Centrale de Tunisie (BCT), Fethi Zouhaier Nouri, et le directeur général du FMA, Fahad M. Alturki.
Un financement destiné à conforter les réserves en devises
Cet accord vise en premier lieu à financer les besoins de la balance des paiements du pays. Il doit également permettre de renforcer les réserves en devises, un indicateur suivi de près par les investisseurs et les agences de notation, ainsi que de stabiliser le cadre macroéconomique national.
Au-delà de l’aspect strictement financier, la BCT présente ce nouvel accord comme la poursuite d’une coopération de longue date avec le FMA, et comme un signal de confiance des bailleurs régionaux envers le programme de réformes économiques et financières engagé par la Tunisie.
Des modalités de remboursement étalées sur plusieurs années
Le prêt sera décaissé en trois tranches, la première intervenant dès l’entrée en vigueur de l’accord. Chaque tranche est assortie d’une maturité de 7 ans, incluant une période de grâce de 3,5 ans avant le début des remboursements.
Le remboursement s’effectuera ensuite selon un échéancier de 8 versements semestriels d’égal montant, une structure classique pour ce type de financement multilatéral destiné à soutenir les équilibres extérieurs d’un pays.
Un signal envoyé aux partenaires financiers de la Tunisie
Ce nouvel accord avec le FMA s’inscrit dans une séquence où la Tunisie cherche à consolider ses équilibres financiers et extérieurs, dans un contexte où l’accès aux financements internationaux reste un enjeu central pour le pays. Il pourrait constituer un point d’appui supplémentaire dans les discussions en cours avec d’autres partenaires financiers, régionaux et internationaux.
La BCT n’a pas précisé de calendrier détaillé pour le décaissement de la première tranche, mais l’entrée en vigueur de l’accord devrait intervenir dans les prochaines semaines, une fois les formalités administratives et parlementaires, le cas échéant, finalisées.
