samedi, février 27, 2021

Afrique : L’indice de l’intégration régionale

Dans la même catégorie

Mourad Ben Hassine : «Code Online» une nouvelle application qui proposera les prix de détail dans différents marchés tunisiens

«L’Institut national de la consommation s’apprête à lancer, à partir de la deuxième quinzaine de mars prochain, une nouvelle...

Tunisie Clearing, accréditée émetteur officiel

Tunisie Clearing a été accréditée en qualité d’émetteur officiel des Identifiants d’entités juridiques (LEI) par la Fondation Internationale des...

Situation financière du pays: Réserves de change dans le rouge

Selon la méthode ARA, régime flottant, la fourchette d’adéquation des réserves d’un pays doit être comprise entre 100% à...

Dégradation de la notation souveraine de la Tunisie par Moody’s: Les analystes s’inquiètent et espèrent un réveil des consciences

La Tunisie a subi, encore une fois, une dégradation de sa note souveraine, par l’agence Moody’s. L’agence de notation...

QNB remporte 7 prix prestigieux dans le cadre de l’enquête d’Euromoney sur les services de Banque Privée

Le groupe QNB, la plus grande institution financière au Moyen-Orient et en Afrique (MEA), a été primée pour ses...

La Zone de libre-échange continentale africaine (ZLEC) constitue une étape majeure pour l’Afrique. D’autant que les conclusions préliminaires de l’Indice de l’intégration régionale africaine 2019, publié samedi 23 mars à la Conférence des ministres qui se déroule au Maroc, indiquent que l’intégration régionale en Afrique demeure faible.

L’indice a été créé pour évaluer la situation de l’intégration économique des pays africains ; il permet aux États membres de suivre leurs progrès. Les conclusions révèlent que la Communauté de développement d’Afrique australe (SADC en anglais) est la région la plus intégrée en matière de commerce, l’Afrique du Sud étant le pays le plus intégré du continent.

Dans les cinq secteurs analysés – intégration du commerce, infrastructures régionales, intégration productive, libre circulation des personnes et intégration macroéconomique –, l’Afrique du Sud arrive en tête du classement, tandis que le Sud Soudan est pays le moins intégré en raison de ses mauvaises performances en matière d’infrastructures régionales et d’intégration financière.

L’intégration dans les services a contribué à plus de 53 % du PIB du continent, mais la ratification du protocole sur la libre circulation des personnes a été lente, malgré le lancement en 2016 du passeport biométrique africain et le Protocole de l’Union africaine sur la libre circulation des personnes. L’important déficit des infrastructures sur le continent demeure un obstacle majeur au commerce intra-régional.

« C’est aux Africains eux-mêmes de s’assurer qu’ils tirent profit de cette initiative grâce à une mise en œuvre efficace des mécanismes de la ZLEC », affirme David Luke, coordinateur du Centre africain pour la politique commerciale, Division du commerce et de l’intégration régionale de la CEA (Commission économique pour l’Afrique).

Leila Mokadem, directrice pays et représentante-résidente au Maroc pour la BAD (Banque africaine de développement) a ajouté que, malgré l’immense soutien politique dont bénéficie la ZLEC, de nombreux défis seront à surmonter lors de sa mise en œuvre, pour faire passer le commerce intra-africain – estimé entre 15% et 18 % aujourd’hui – à 25 % d’ici à 2023. Elle a cité, entre autres freins à la compétitivité de l’Afrique, la faible capacité productive en Afrique, les coûts élevés de production, et les importants déficits en infrastructures. Le nombre élevé de petits marchés et la présence de 16 pays enclavés compliquent la situation. « Il ne faut pas minimiser les défis, mais il est important de souligner le fait que l’on doit changer les choses pour que l’Afrique progresse. »
L’indice final et le Rapport associé sur l’évaluation de l’intégration régionale en Afrique IX seront publiés ultérieurement cette année.

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici

Articles récents

Tunisie Clearing, accréditée émetteur officiel

Tunisie Clearing a été accréditée en qualité d’émetteur officiel des Identifiants d’entités juridiques (LEI) par la Fondation Internationale des...

A lire également