Atef Majdoub, président de l’Instance générale du partenariat public-privé (Igppp)

« Oui nous avons besoin d’un Partenariat Public-Privé (PPP) dans la gestion durable de l’eau en Tunisie. La Tunisie s’est lancée depuis des années dans l’octroi de contrats de sous-traitance au secteur privé. Ces contrats ont porté sur des opérations d’épuration et de pompage d’eau. Le PPP a déjà porté sur les ressources hydriques. Néanmoins, l’expérience reste timide. Ceci résulte de la courte durée des contrats.

Par conséquent les opérateurs privés ne se projettent pas dans le moyen et long terme et n’envisagent pas d’investir. Il s’agit d’un secteur difficile. Nous aurions pu commencer par un autre secteur tel que les énergies, mais nous avons choisi l’eau, vu l’importance et la sensibilité de cette ressource. Nos deux opérateurs publics, l’Onas et la Sonede, ont beaucoup fait pour le pays. Nous devons, maintenant, leur apporter un appui du secteur privé afin d’épauler l’Etat et l’accompagner.

Le cadre du PPP conjugué avec le code des eaux permet de renforcer le partenariat dans ce domaine. Ainsi, des opérations ont déjà eu lieu. Je cite l’exemple du projet  ’assainissement à El Hassiane (gouvernorat de L’Ariana) ou encore le projet au profit du Groupe Chimique Tunisien où nous avons pensé à monter une station de dessalement pour le compte du groupe pour préserver la nappe phréatique ».

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