samedi, septembre 26, 2020

BCT | Evolutions économiques et monétaires : Des indicateurs à la baisse au deuxième trimestre 2020

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La Banque centrale de Tunisie vient de publier une note où elle étale les évolutions économiques et monétaires jusqu’au deuxième trimestre de 2020 et les perspectives à moyen terme. En effet, l’activité économique aurait connu une contraction historique, au deuxième trimestre 2020, «sur fond des répercussions de la crise sanitaire de la Covid-19».

D’après la BCT, «on s’attend à une chute brutale de la valeur ajoutée dans les secteurs des services marchands, des industries manufacturières et celles énergétiques et, à un moindre degré, dans le secteur agricole». Pour ce qui est du secteur de l’agriculture et de la pêche, la valeur ajoutée aurait connu une baisse au cours deuxième trimestre 2020 par rapport au premier trimestre de la même année, baisse due aux conditions météorologiques défavorables qui ont affecté la production céréalière et au déficit hydrique ayant impacté la croissance des plants dans la plupart des zones de production à l’instar du Kef, de Zaghouan et de Siliana. Ainsi, la production céréalière aurait régressé de -34,6% par rapport à la campagne 2018/2019 (15,7 millions de quintaux contre 23,8 millions de quintaux respectivement).

Contraction de l’activité manufacturière
Concernant l’activité industrielle manufacturière, la note montre qu’une forte contraction de l’activité aurait caractérisé les principaux secteurs exportateurs, à savoir les industries mécaniques et électriques (IME) et les industries du textile, habillement et cuir, « avec la morosité de l’activité chez les principaux partenaires et les perturbations au niveau de l’approvisionnement en intrants, ce qui a induit un arrêt partiel voire total de la production ». D’où l’effondrement des volumes des exportations desdits secteurs de -40,5% et -22,8% au deuxième trimestre de 2020 par rapport au trimestre précédent.

Par ailleurs, l’activité du secteur des industries chimiques a été impactée par l’arrêt de la production et du transport ferroviaire du phosphate brut vers les usines du Groupe chimique. En effet, « après avoir affiché une forte reprise au premier trimestre 2020 (+155,7%), la croissance a été négative pour le secteur du raffinage de pétrole au cours du deuxième trimestre 2020 ». Sur les 2 premiers mois de ce trimestre, la production a atteint 121 ktep contre 358,5 ktep au trimestre précédent. S’agissant des industries non manufacturières, la situation s’est aggravée durant le deuxième trimestre 2020, suite aux difficultés rencontrées au niveau de la filière « Bâtiment et Génie Civil» et, à un moindre degré, à la contre-performance du secteur minier et énergétique.

Pour le secteur minier, les multiples protestations sociales au sein des champs miniers ont entraîné une baisse du niveau de production du phosphate, moyennant 841,3 mille tonnes au deuxième trimestre 2020, après 1.175,4 mille tonnes le trimestre précédent et 980,3 mille tonnes.

Notons que « la baisse la plus importante a été enregistrée au cours du mois de juin suite à l’arrêt total de la production du site de Métlaoui ».

Energie : bilan négatif
Même constat pour le secteur énergétique, où les difficultés se sont aggravées au second trimestre 2020. En dépit de la légère reprise de la production au cours des mois d’avril et mai 2020, le bilan demeure négatif pour le secteur d’extraction de pétrole et de gaz naturel en raison de la forte baisse enregistrée en juin dernier, induite par les mouvements de protestation à Tataouine (retour du sit-in à El Kamour), qui ont paralysé la production du pétrole brut et du gaz naturel. «Sur les cinq premiers mois de l’année en cours, la production pétrolière et gazifière a enregistré un recul de -1,2% et -2,1%, respectivement, par rapport à la même période de l’année précédente».

Quant au secteur des services marchands, il a contribué négativement à la croissance du PIB au cours du 2e trimestre de 2020. En effet, «les branches du tourisme et du transport auraient été les plus touchées par les mesures qui ont été prises pour limiter la propagation de la pandémie avec la fermeture, à partir de la mi-mars 2020, des frontières aériennes et maritimes de passagers et l’arrêt quasi-total du trafic ferroviaire et routier de voyageurs, ainsi que la fermeture des hôtels et restaurants avec une quasi-absence des arrivées de touristes internationaux et des résidents ».

Selon la même source, les derniers indicateurs laissent entrevoir une chute vertigineuse de la valeur ajoutée de la branche « hôtellerie et restauration », et ce, en relation avec la baisse historique de 99,8% (en V.T) du nombre des entrées des non-résidents au cours du deuxième trimestre contre un recul de -22,0% au premier trimestre de l’année en cours.

Inflation : un net repli
La note de la BCT indique que le taux d’inflation s’est établi à 5,7% au mois de juillet 2020, contre 5,8% en juin dernier et 6,5% l’année dernière, et ce, après le rebond « conjoncturel » enregistré au cours des mois de mars, avril et mai (près de 6,3%), en relation avec les mesures de confinement décrétées pour endiguer la propagation de la pandémie de la Covid-19. A court terme, et selon les prévisions du mois de juillet 2020, le processus désinflationniste devrait se poursuivre au cours de la période à venir. L’inflation devrait connaître un net repli au cours du troisième trimestre de l’année 2020, après le rebond «conjoncturel» enregistré au deuxième trimestre 2020, pour s’établir à 5,4%, en moyenne, après 6,1% au T2-2020 et 6,6% au T3-2019.

Le taux d’inflation attendu pour l’ensemble de l’année 2020 s’établirait en moyenne à 5,7% après 6,7% en 2019.

De plus, les prévisions laissent entrevoir une atténuation graduelle du rythme de progression des prix à la consommation, en 2021, à 5,1%, avant de passer à 5,4% en 2022.

Pour ce qui est des finances publiques, « les résultats d’exécution du budget de l’Etat, au titre du premier semestre de l’année 2020, indiquent un creusement sensible du solde budgétaire à -3.847 MDT contre -2.464 MDT un an auparavant. Cette détérioration trouve son origine dans une baisse des ressources propres, de -11,9%, plus forte que celle des dépenses (hors service de la dette) ».

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